Archive for juillet 2010

Les vacances sont là!

26 juillet 2010

Derniers jours du mois de Juillet, dernier jour de cet été à Paris; demain Biarritz. Il est temps pour moi de prendre congé de la capitale et de retrouver le calme de l’arrière pays Basque. Mais rassurez vous, je reste fidèle au poste!

Certains lecteurs m’ont récemment demandé quels étaient mes projets pour la suite. Je suis plutôt réservé sur le sujet, mais disons que j’aimerai assez vite m’installer. Les demandes sonnantes et trébuchantes d’amis me forcent à considérer cette voie avec intérêt. Évidemment, pas pour faire de la grande mesure dans l’immédiat, bien que j’en garde à l’esprit le souhait. En revanche une belle petite-mesure pour commencer, entièrement finie à la main par mes soins me comblerait entièrement. Reste à trouver, outre des fonds, un industriel me permettant de mener à bien ce projet. J’aurais aimé faire confectionner en France, hélas, trois fois hélas, connaissez vous des fabricants produisant de l’entoilé traditionnel ici? Je lance l’appel d’ailleurs…

Après trouverez-vous peut-être que je me lance tôt? Peut-être, mais nous ne débutons jamais assez tôt! Et comme me disait M. Guilson en m’encourageant "vous raterez peut-être une veste, mais on est tous passé par là, lancez vous, vous verrez bien". Qui ne tente rien n’a rien! Qui plus est, j’ai les idées assez arrêtées, même trop parfois, cela me joue des tours avec mes patrons. Alors comme disait M. le Roy, nous verrons!

D’ailleurs, en parlant de jeunes qui se lancent, je tiens à signaler – mais d’autres blogs sérieux l’ont déjà fait – le site commercial Mes Chaussettes Rouges.com, importateur français et en ligne des chaussettes Gammarelli. L’un des associés, qui entretient aussi le site Mes élégances, est sorti d’HEC l’année dernière et a eu ce courage, cela fonctionne bien! Il m’avait proposé une rencontre, qui fut un rare moment d’élégance et de bon ton. Je le salue!

Il me reste maintenant à vous souhaiter de bonnes vacances, pour ceux qui partent et à rassurer les autres qui travaillent – j’ai connu cela en agence d’architecture, le travail devant l’ordinateur en plein mois d’août trop chaud : je vais continuer mes articles. Car vraiment, se mettre derrière sa palette à dessin et son blog note le lundi soir revêt maintenant pour moi quelque chose de sacré. Un rare moment de détente et de plaisir! Je vous souhaite donc une bonne semaine, avec ce dessin inspiré de Gatsby Le Magnifique: une élégante jaune, un élégant rose! Tout ce que j’aime et poursuis, notamment professionnellement: une élégance intemporelle.

Julien Scavini

Le smoking blanc

19 juillet 2010

Grande question ce soir, qui avait été soulevée par un lecteur – plutôt rude d’ailleurs – à la suite du long article sur le smoking. Cette tenue du soir est rarement bien portée et constitue pour beaucoup de puristes une hérésie. Pourtant, il est possible de réussir correctement cette mise, qui peut être, l’été, extrêmement adéquate. Non pas que le blanc repousse la chaleur – le soir, il n’y a plus de soleil – mais il correspond bien à l’esprit de certains lieux de villégiature anciennement fréquentés par nos amis d’outre manche comme la côte d’azur ou encore la perse. Mais il peut aussi être de bon ton pour un simple diner dans le jardin, ou plutôt apéritif au milieu du rotin.

Bref, le smoking blanc est d’abord et avant tout un dépareillé. N’est blanche que la veste! Et je tiens beaucoup à ce détail. Le pantalon, le nœud papillon, le cummerbund ou le gilet sont noirs. En fait, il s’agit du smoking normal, en grain de poudre noir, dont vous interchangez la veste. Après, il est possible que cette veste blanche soit droite ou croisée, mais ses revers seront en satin de soie blanc aussi. Enfin crème, car la laine blanche, ça n’existe pas. Yves Saint Laurent avait fait un smoking pour femme noir avec les revers blancs; c’était exquis, mais juste pour les femmes. Ici nous défendons une tradition britannique.

Nos amis d’outre atlantique ont une préférence visiblement pour le col châle, qui a connu un pique d’utilisation au cours des années 60/70. J’aurais tendance à dire que cette version est peut-être plus américaine qu’anglaise, très Miami ou New York estival. Il me semble aussi que dans le film ‘Attrape moi si tu peux‘ est donnée une fête de mariage dans un jardin sudiste, où tous les convives sont en smoking blancs. Cela donne une esthétique très ‘brooks brothers’, très policée.


Enfin, une erreur à ne pas commettre (pourtant c’est chic) est le port du spencer, cette veste très courte qui est habituellement réservée aux militaires ou pire, aux maitres d’hôtels et serveurs. Je regardais récemment l’adaptation des nouvelles de PG Wodehouse, Jeeves et Wooster dans laquelle le jeune maitre décidait d’arborer un spencer blanc acheté à Deauville lors de l’été 1930. A force de persuasions et surtout de félonies, Jeeves son valet finira par le lui faire retirer!

Julien Scavini

Galerie de chapeaux estivaux

13 juillet 2010

Un court billet, tout en illustration ce jour, pour présenter quelques chapeaux d’été. Commençons par le modèle habillé, le chapeau des siciliens. Puis la casquette à protège cou (que l’on peut voir dans certains Tintin, c’est un vieux modèle); le canotier haut à bande noire; le canotier bas à bande en paille, sur le modèle de celui que dessina Dior dans les années 30; la casquette de yachtman; le panama original à rouler; et la casquette à quilles en paille.

Reportage sur Albert Arts

10 juillet 2010

A l’occasion de la Remise de la Légion d’Honneur à Albert Goldberg, fondateur de Façonnable ce reportage trace le portrait de ce niçois hors du commun et de sa nouvelle aventure: Albert Arts. Cette vidéo est une suite intéressante d’un précédent article sur cette maison.

Quel costume l’été?

5 juillet 2010

Pour faire suite au précedent article qui avait fait couler beaucoup d’encre sur le port du polo manche courte et du bermuda, nous allons ce soir nous intéresser aux costumes estivaux. Car évidemment, quand il fait, la tentation est grande de faire tomber la veste, mais ce n’est pas recommandé par la rédaction. Et surtout, au delà du costume, la coupe étant une question de goût, quelle matière?

La problématique de la couleur peut aussi être posée. Pour un costume de travail, difficile de se passer des gris et des bleus. Ils peuvent simplement être sélectionnés dans des coloris plus clairs. Également, il est possible de revêtir aussi des tons beiges, mais jamais marron en ville. La veste sport ou les blazers légers peuvent également être combinés avec des pantalons de flanelles légères ou de laines vierges, ou de coton blanc.

Par ailleurs, notons que le nec plus ultra des coloris estivaux est le blanc, plutôt le blanc cassé, complété par de nombreuses variantes allant du crème au caramel. En trois pièces, cela peut-être exquis. Les anglais, avec ces couleurs, ne jouent jamais le total ‘look’, ne s’habillent pas de la tête aux pieds en blanc, préférant les dépareillés. De la bouche d’un anglais, ce ‘style’ est italien!

Enfin et surtout, la matière. D’abord, je vais détruire beaucoup d’idéaux largement répandus dans l’opinion: non au coton et au lin. Oui à la laine. Et oui, techniquement, rien n’est plus fin que la laine, rien n’est plus léger (en dehors des polyester et de la soie). Le coton a un défaut (à part le tissage seersucker): il est tissé serré et n’est donc pas aéré, très peu utile pour les jours de chaleur. Le lin quant à lui, froisse, vous le savez bien. Et par ailleurs, ce qui est peu connu, le lin se gorge d’eau en milieu humide (je pense aux régions de bords de mers) et dès lors ne respire plus. Par ailleurs, les cotons et les lins sont lourds (300gr bien souvent). Aussi, un tailleur refuse de travailler ces tissus, qui sont terribles sous l’aiguille et et le fer.

Il ne reste que la laine, dont les fibres peuvent allier deux qualités: finesse et légèreté. En dehors des laines vierges et des tissages légers, il existe deux catégories de laines spécifiques pour l’été: les laines fresco et les mohair.

Les fresco d’abord désignent une catégorie de tissages techniques. Les fils de laine, avant leur tissage ensemble, sont sur-tordus, sont enroulés sur eux-même. Une fois tissé, le plus souvent sur une armure toile (très aérée), le drap a un comportement étonnant, avec beaucoup de nervosité. On dit que ses fibres frisent, ce qui est une image pour signifier la réaction du fil retors.

Ensuite les mohairs sont des laines de chèvres. De ce point de vue et comme beaucoup d’amis, vous devez trouver cela bizarre. Mais le poil de chèvre a un avantage de plus par rapport au lainage de mouton: il a du ressort et est très rigide. Le tissage en toile de kid mohair est d’une grande légereté (220gr) et est trés aéré. C’est une merveille, que je recommande véritablement, même si elle est un peu chère! Si il est possible de trouver des costumes en fresco dans le commerce (notamment chez Arthur et Fox à Paris), ceux en mohair sont plus difficile à dénicher. Mais allez-y les yeux fermés, en plus, ça ne froisse quasiment pas!

Julien Scavini

Nouer son papillon, en vidéo

4 juillet 2010


Petite vidéo bien réalisée sur la manière de nouer un papillon, en provenance de Youtube.

Julien Scavini


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