Archive for avril 2012

Elégances du sport (partie 2)

30 avril 2012

En cette période de ponts propices aux vacances et loisirs les plus divers, finissons cet aperçu des élégances sportives. Elles sont inspirées d’un article du magazine Adam, datant des années 50, d’où le petit côté daté de ces tenues.

4- Hockey et athlétisme

5 Judo et rugby

6- Tennis et golf

7- et enfin, aviron.

A la semaine prochaine. Julien Scavini

Emission avec Farid Chenoune sur France Culture

24 avril 2012

à écouter, Histoire De Nos Atours, sur F-C. Avec comme invité Farid Chenoune.

Sur facebook …

24 avril 2012

Si vous souhaitez suivre ma petite aventure professionnelle, vous pouvez dorénavant découvrir mes costumes, vestes en pantalons, ainsi que les billets de Stiff Collar sur la page Facebook Scavini. Merci de votre soutien.

Julien Scavini

Elégances du sport (partie 1)

23 avril 2012

Bonsoir, de simples illustrations cette semaine et la suivante, les élégances dans le sport, ou d’anciennes tenues pour réaliser divers sports de gentil-hommes.

1- L’escrime et le basket

2- Football et ski

3- Equitation et poids et altères

Julien Scavini

Profession de foi

16 avril 2012

En cette période électorale propice à toutes les prises de parole, je voudrais moi aussi ajouter ma petite pierre à l’édifice, mais attention, je ne suis candidat à rien ! Si ce n’est un peu plus d’élégance partagée…

Cela fait longtemps que je veux écrire une courte chronique sur les voies de l’élégance ; j’entends les méthodes et styles employés par certains hommes pour se vêtir. Si l’on a toujours énoncé que l’élégance était d’abord une question de discrétion, force est de reconnaitre que la prime à la discrétion va de nos jours aux moins élégants. Promenez-vous en survêtement et t-shirt et vous serez discret, incontestablement. A l’inverse de nos amis italiens qui ont repris le flambeau de la mode masculine, que les anglais, par déliquescence sociale ou autre ont perdue. Les transalpins n’ont pas hésité à s’emparer d’un vestiaire britannique classique pour en exagérer le fond et la forme. Du flegme, nous serions passés aux rodomontades. Pourquoi pas, car au final, il s’agit de faire des affaires, et si le style italien plait plus, alors … Ce qui me gêne, c’est en quelque sorte cet excès.

Je lisais récemment sur un excellent blog une belle approche du terme chic. Force est de constater que ce mot est employé pour beaucoup de choses, sans beaucoup de sens. Une sorte de Beau qui ne voudrait pas l’être ? Il me fait indéniablement penser à cet autre élément lexical terriblement années 80 : sophistiqué ! Ce qui était beau alors était ce qui était sophistiqué. Cela signifiait à la fois une recherche sur la forme poussée, au service d’un fond très étudié. Au final, cela servait surtout à vendre, des costumes aux proportions excessives et des cravates excessivement aquarellées. Puis vint l’ère Slimane qui versa dans un autre excès, celui du ridulement petit et monochrome.

D’un excès à l’autre, je crains précisément que nous soyons actuellement dans une autre forme d’anglomanie italienne. Les traditions anglaises se sont déréglées, soit. Faut-il à ce point dépasser la mesure pour autant? Et de voir des messieurs se ruer sur des costumes aux revers de 12 centimètres qui se plaignent quand les crans – des revers – ne sont pas si haut qu’ils pourraient tomber dans le dos.

Alors en vérité je vous le dis, attention à toutes les formes d’excès. Gardez le sens commun et celui de la mesure. Telle est ma consigne. Et si d’aventure vous étiez tentés d’aller à l’extrême, comme je le dis souvent à mes clients, choisissez l’extrême moins un ! Par exemple, est-il de bon ton de faire un revers de six centimètres ? Alors faites en un de six moins un et serrez les dents, ça passera. Je ne cherche pas à adoucir tous les discours, mais à éviter l’enfermement de certains élégants dans des élégances carcans. Si la mode change, vous aurez alors à jeter tous les revers. Non pas qu’il ne faille pas avoir de style, mais ce style pourrait être fait d’une plus grande diversité, deux ET trois boutons, bas revers ET ourlets simples, épaules classiques ET napolitaines. Rester l’arbitre des élégances, c’est regarder du centre en plusieurs directions, sans forcément trancher.

Et repensez à ce mot chic. Remplacez le par l’adjectif raffiné. Avec ce terme, plus de référence au bon goût (italien par le moment ?) subjectif mais une assurance, celui de la recherche du fin, du subtil et du délicat. Voici finalement, ma profession de foi, une position à la française ?

Julien Scavini

Bonnes Fêtes de Pâques

9 avril 2012

Bonsoir mes amis, comme chaque année, un dessin unique, sur le thème d’une photographie d’enfant avec leurs œufs de Pâques. L’année dernière, à bord du Normandie, cette année, sur le terrain de Saïgon en 1939, en attendant l’embarquement pour Paris à bord du Dewoitine 338 ‘Ville d’Orléans’. Avec 15 passagers, le vol de 6 jours fera escale à Bankok, Akyab, Calcutta, Allahabad, Jodhpur, Karachi, Djask, Bouchik, Bagdad, Damas, Beyrouth, Castelrosso, Athènes, Naples, Marseilles puis l’arrivée au Bourget…

Triste PS : j’apprends de source plutôt informée qu’Arnys aurait été vendue. LVMH via Berluti acquéreur. 15million d’euros sont évoqués… Les sources sont concordantes, le bruit assez important. Vérité ou esbroufe ? Triste fin pour la maison qui me passionne le plus à Paris … Renseignement pris à un haut niveau chez LVMH, aucun commentaire, mais seulement que ‘A ma connaissance la famille qui détenait Arnys voulait vendre le fond de commerce mais pas la marque qui ne vendait d’ailleurs plus grand chose : Mitterrand est mort depuis longtemps. Très bel emplacement pour une belle boutique à venir… Nous ou un autre, je préfère que ce soit nous !

Julien Scavini

Le nadir de l’élégance

2 avril 2012

Oui, le titre est bien choisi : le nadir de l’élégance ou le zénith de l’horreur ! Sous cette qualification, je parle de la veste autrichienne que l’on voit régulièrement à Paris. Rien que ce week end, j’en ai vu trois. Loin de moi l’idée d’être trop péremptoire dans mes jugements habituellement, mais à la vue de cette pièce d’habillement, mon sang ne fait qu’un tour.

Il s’agit la plupart du temps d’une veste droite, quoiqu’une version croisée existe aussi. Elle possède invariablement un col cheminée et le plus souvent de petits revers avortés, plaqués par des boutons de corne. Elle est réalisée en laine loden, flanelle ou laine bouillie, la plupart du temps anthracite ou bleue avec des parements vert sapin. Les poches sont simplement passepoilées. Accompagnant invariablement cette veste, on trouve le pantalon de velours et aussi les souliers noirs. Mais au juste, peut-on qualifier cette veste de sport ou d’urbaine ? Les autrichiens (surtout les tyroliens) peuvent compléter ça d’une culotte de peau, avec ces fameuses bretelles croisantes…

Mais quel peut bien être le sens d’une telle veste à Paris ? Une proximité intellectuelle avec les plus lointains des germains ? Une chose est sûre, il faut être sociologiquement de droite et un peu enclin au catholicisme pour arborer un tel atour. Serait-ce alors une sorte de chauvinisme ou de signe de ralliement ‘monarchique’, cette veste partageant son allure avec certaines pièces ancien régime française ? Le col cheminée, le port décontracté mais fermé par le boutonnage haut ne sont pas sans rappeler certaines vestes d’Arnys du reste ; mais chez ce dernier, l’inventivité et les coloris relèvent le goût. Des gens très biens portent des vestes autrichiennes, certains mêmes les achètent chez Mettez à Paris, mais je ne peux m’empêcher d’être sceptique. Qui plus est porté avec une pochette paisley et une cravate club anglaise. La superposition de signes et la confusion qui en résulte est totale. Cette veste peut -être belle, mais uniquement en forêt noire ! Laissons les particularismes locaux aux locaux.

Autre pièce courante, le manteau Loden. Le Chouan des Villes ne recommande pas son port à Paris. Oui et non … Bien réalisé avec ses grosses coutures aux épaules et son pli central dans le dos, ce n’est pas une pièce désagréable. Elle est utilitaire et confortable. Évidemment, pour un peu plus de raffinement, on choisira plutôt un autre modèle plus anglais. Le manteau Loden est aujourd’hui vert mousse mais sa vulgarisation fut lancée lorsque les habitants du tyrol autrichien offrirent à l’Empereur François-Joseph (de mémoire) un manteau léger et imperméable fait de tweed de loden blanc !

Julien Scavini


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