Archive for novembre 2012

Remerciement à un Parisian Gentleman

30 novembre 2012

J’écris ce court billet pour remercier publiquement M. Hugo Jacomet – alias Parisian Gentleman pour ceux qui ne sauraient pas – d’avoir organisé hier soir, chez Ralph Lauren boulevard St Germain, une soirée en l’honneur de M. James Sherwood, historien passionné de l’élégance britannique et des tailleurs du Row en particulier.

Je le remercie d’autant plus que l’événement fut un franc succès, où j’ai pu rencontrer nombre d’entre vous, lecteurs et amis. Je voudrais aussi souligner le caractère exceptionnel de l’événement qui était ouvert à tout un chacun (sous réserve d’inscription). Car ce genre d’événement mondain est souvent réservé aux mêmes petits cercles.

Et je rajouterais même que je trouve ahurissant qu’il faille un indépendant, bénévole de surcroit et passionné d’élégance, pour organiser une fête pareille. Où sont les magazines, Monsieur et Dandy dans cette histoire ? Le premier propose bien une chronique mondaine en photo dans ses colonnes, mais uniquement pour célébrer l’entre-soi, autour de stylos et champagnes hors de prix, entre autres… Alors qu’hier soir, jeunes, moins jeunes, élégants et rockeurs, riches et moins riches étaient réunis dans une atmosphère délicieuse, avec champagne et petits-fours !

Alors encore merci cher Parisian Gentleman ! Avec une illustration ;)

Hugo Jacomet

Julien Scavini

La cravate 7 plis

26 novembre 2012

Snobisme ou effet de mode, telles sont les deux premières idées qui me venaient à l’esprit lorsque j’entendais parler de cravates 7 plis. Je trouvais bien celles d’Arnys magnifiques, mais cela tenait plus aux matières et couleurs qu’au montage. Et puis je m’y suis intéressé. Car après avoir réalisé une première cravate – une 3 plis non-doublée – simplement pour le plaisir, un client en l’a voyant m’a dit : c’est superbe, mais je la prendrai seulement si elle était 7 plis. Piqué au vif j’ai été. Je me suis donc remis à l’ouvrage. Et cela n’a pas été si simple.

Premièrement car l’on trouve excessivement peu d’informations techniques sur le sujet. La cravate 7 plis semble être une invention récente, et absolument pas un modèle historique. Un ami collectionneur de mode vintage me dit n’avoir jamais vu une cravate 7 plis dans les modèles anciens. Je rappelle que les cravates existent réellement depuis le début du 20ème siècle. Et deuxièmement, car personne sur les forums et blogs divers ne semble réellement comprendre le fonctionnement des pliures. Car parle-t-on du nombre de plis ou de pans ? Il y a déjà là une différence. Ensuite, celles-ci peuvent être doublées ou non-doublées, cela influe sur le nombre total de plis, car un petit dernier (pour la propreté) n’est pas nécessaire dans le premier cas. En plus d’être doublées, elles peuvent être triplées, c’est à dire posséder une toile (de laine ou de coton ou de soie) pour alourdir l’ensemble.

Plusieurs marques en font. Les plus connues sont celles de Marinella, mais toujours en version triplées et doublées. Alain Figaret en propose aussi. Et Arnys évidemment, en non-doublées et non-triplées, version atelier avec son gros fil blanc. Drakes par ailleurs propose des cravates 3 plis non-doublées, mais entoilées à partir de la bride pour assurer un meilleur tombé de la soie imprimée, très fine. Je dois la raccourcir pour un client, j’en saurais plus sur la qualité interne mais elle est superbe.

Je me suis donc essayé au patronage de la cravate 7 plis. Et ce ne fut pas si facile. Car il y a toute une petite gymnastique d’esprit à mettre en place, entre ce qui est vu, les premiers plis, et ce qui sera à l’intérieur, pour rigidifier l’ensemble. Le résultat est très satisfaisant. Testé dans deux matières (une en laine et soie, et l’autre en soie), le tombé est superbe, et le petit point de rabattement le long des bords est amusant à faire. Mais pas de roulotté main, car je n’y arrive pas, trop technique. Un petit repli propre suffit je pense. Mais pas de réelle production encore, juste des tests. Une photo ? ICI.

Je finis avec ce schéma que j’ai réalisé pour vous aider à comprendre la différence. J’ai tâtonné pour trouver le patronage, aussi il ne peut représenter une réponse technique et définitive, juste une aide à la compréhension. Ainsi, entre une 3 plis simple et une 7 plis, vous comprendrez mieux. Et dans mon patron, la 7 plis en est vraiment une :

Vous constatez dans le modèle 7 plis la consommation beaucoup plus important de matière. Tous les petits plis, bien repliés, constituent la triplure de la cravate, lui conférant un tombé idéal et un peu d’épaisseur. La 3 plis, pour le même résultat sera triplée. Enfin en ce qui concerne l’appellation réelle, il semblerait plutôt, surtout dans le sens anglais, que le terme ‘cravate 7 plis’ désigne surtout une cravate avec de nombreux replis, que ce soit 6 (version assez courante apparemment) ou 12… A voir. Quant à moi, je m’interroge toujours sur ce que je dois produire, 3 ou 7 plis, doublées ou pas …? That’s the question. Une chose est sûre, la 7 plis recherche une certaine finesse d’esprit, l’art du pliage de la cravate au plus haut degré. Et ça, c’est très satisfaisant.

En marge de l’article, je voudrais vous donner le lien vers un documentaire d’Arte sur un des whisky d’Islay : Bruichladdich. C’est ici et pour une semaine encore.

Julien Scavini

Les chemises Scavini

19 novembre 2012

En marge des articles sur la chemise, j’aimerais vous faire part du lancement maintenant officiel – après une longue période de mise au point – d’un service de chemiserie en mesure industrielle. Sur un choix plutôt petit de tissus pour le moment (environ 300) le temps de roder l’affaire, j’apporte ce service en complément des honorables institutions précédemment citées, à partir de 160€, d’après l’idée de Jamas Darwen qu’une belle chemise vaut 1/10 d’un beau costume.

Évidemment pour ce prix, le col et les poignets sont entoilés (avec deux niveaux de rigidité, souple ou raide) et les boutons sont en nacre, fine ou épaisse. Les baleines sont amovibles (ou pas) et le choix de cols et des poignets est vaste : col classique ou mini, col rond on très rond, col tab-collar à pointes rectangulaires ou rondes, col italien ou italien très ouvert, cols hauts ou boutonnés, col requin comme dans Apparel Arts etc… Confectionné en France, un petit plus.

On finit sur la chemise, les bons faiseurs

19 novembre 2012

Dernier article consacré aux chemises, celui sur les bons faiseurs, hélas de plus en plus rares. Alors évidemment, à Paris, nous sommes obligés de citer les deux maîtres chemisiers de la place : Courtot et Lucca. Ces deux maisons excellent par leur savoir-faire et aussi par leurs prix, très attractifs pour ce service : en moyenne à partir de 210€ la chemise. Ce qui, pour une chemise réalisée avec deux ou trois essayages à partir d’une toile, est un prix plus que compétitif. Courtot, 113 rue de Rennes dans le 6ème et Lucca, 58 boulevard des Batignolles dans le 17ème. Par contre, je sais que chez Courtot, il faut maintenant compter plus de 3 mois pour une première commande, renommée oblige, 1 mois par la suite (information rapportée par plusieurs clients).

Je note aussi l’existence du chemisier Charles Demagne, au 61, rue de la Boétie Paris 8ème, qui propose un service grande mesure en plus de la mesure industrielle, pour un prix égal aux précédents cités si je me souviens bien, ayant rencontré un jour la tenancière, fort sympathique et très prolixe en informations diverses.

Enfin, en grande mesure, toujours à Paris (hélas je n’en connais aucun en province), notons Halary, Charvet et Arnys. Des grands. Pour les deux derniers, il faut compter au moins 500€ si ce n’est plus. Hermès propose également des chemises d’une jolie façon, mais en prêt-à-porter uniquement. Je crois que Marc Guyot réalise aussi des chemises en petite-mesure italienne de qualité.

Côté prêt-à-porter, cela devient difficile. La grande institution parisienne est Alain Figaret. Mais j’ai appris récemment – pour le compte d’un client – qu’ils ne réalisaient plus le changement des cols… aïe! Quête de la meilleure rentabilité? C’est fou comme les marques françaises peuvent être attirées par le très moyen, au lieu de chercher vers le haut. C’est un petit service, pour une minorité de clients pointilleux certes, mais tout de même, cela en dit long sur l’esprit d’une maison. Alors que reste-t-il?

Les anglais. Évidemment, citons Hilditch & Key, 252, rue de Rivoli Paris 1er, mais la qualité a un peu baissé, appréciation rendue par de nombreuses personnes de mon entourage. En revanche, l’institution qui fait parler d’elle est Turnbull & Asser, mais hélas uniquement à Londres, comme T.M. Lewin sur Jermyn Street.

Enfin en véritable prêt-à-porter, je dois dire n’avoir été jamais déçu par les chemises Hackett, avec cols entoilés il fut un temps, et par celles de Brooks Brothers. Mais c’est plus une question de tissus – épais et donc durables – que de façon.

MàJ : un employé d’Alain Figaret, qui fait son travail avec passion, me signale qu’ils peuvent bien changer les cols… Informations contradictoires alors. Il faudrait mettre les collègues au parfum. Quant à Courtot, tout semble rentrer dans l’ordre, avec un délais raisonnable d’un à deux mois.

Julien Scavini

La chemise, petites règles simples, partie II

12 novembre 2012

Etudions aujourd’hui les accords avec les vestons ‘sport’ ou de campagne. A vrai dire, ce registre est plus ample que celui de la ville, avec une variété de couleurs et de motifs bien plus développée. Je dissocierai encore une fois les unis, les rayures, et les carreaux. Notons seulement que les rayures sont moins présentes dans ce registre. Il est en effet rare de voir des vestes dépareillées à rayures (sauf quelques unes pour l’été). Pourrions-nous en déduire que la rayure serait plus connotée ‘ville’ et le carreau plus connoté ‘campagne’ ? Je franchis le pas et n’hésite pas à répondre oui. Bien que des exceptions existent toujours, cf. l’article sur les carreaux.

Les coloris ensuite. Typiquement, les vestons sport ou campagne alternent entre les coloris vert, marron et un ensemble de dégradés ‘fauves’. Évidemment, ce sont des coloris issus du monde naturel, mousses et lichens. Les vestons ‘sport’ dans les tons gris sont plutôt versatiles, mi-ville mi-campagne et sont appréciés pour la pratique des sports automobiles dans les années 30. Enfin, les vestes à dominante bleu ou blanc sont typiques des bords de mer. La encore, il convient de respecter l’accord de couleur avec la chemise.

Premièrement donc, les unis dans des tons forestiers. Si la chemise blanche n’est pas la plus indiquée, elle n’en demeure pas moins un classique. Je prends l’exemple d’un petit tweed Donegal, simple, dans une tonalité marron. Avec, nous pourrons arborer une chemise unie ou à carreaux. La rayure n’apparaît pas comme le choix d’excellence. En revanche, au dessus de tout cela, vous pourrez bien porter une cravate club. Donc ici, l’opposition carreau/rayure vole en éclat. Et oui, les règles sont faites de finesse et d’exceptions. Nous pourrions imaginer mettre un chevron à la place du Donegal. Faisant partie de la catégorie des unies (malgré l’effet de rayures parfois), il constitue une excellente alternative pour une première veste décontractée.

 

Deuxièmement, essayons avec l’exemple de la veste de tweed à carreaux, dans un ton chasse, vert et rouille. Quelle chemise ? Unie, oui, à carreaux oui. A rayures ? Certainement pas. L’idée serait parfaitement saugrenue. Et pour la cravate ? Unie me semble le meilleur choix, celui de la simplicité (ne l’oublions pas, nous sommes à la campagne). Une grenadine de vert par exemple. Citons aussi les petits motifs campagnards : perdrix, canards et chiens de chasse. Enfin, le club, pourquoi pas, dans des tons pour la forêt la encore. A la place du tissu de la veste cité en exemple dans la demi-lune, nous pourrions envisager un prince de galles, dont l’histoire se confond avec celle des Higlands.

Prenons l’exemple maintenant d’un chevron gris, comme je l’ai dit, plus urbain. Nous sommes dans le règne de l’uni. La chemise pourra être unie, à rayures (oui pourquoi pas, car ici nous sommes un peu plus rus-in-urbe) ou à carreaux. Notez aussi, dans les deux précédentes demi-lunes, les coloris. Les tons sont radicalement différents de la demi-lune ci-dessous, cela afin de bien marquer la différence de registre. Et pour s’accorder avec le ton de la veste. Je suis en effet assez gêné à l’idée d’accorder du bleu avec du marron… Les italiens le font très bien pourtant. Notez également comment les chemises s’effacent par rapport aux cravates. Le but est de créer un effet de contraste fort, faisant ressortir la cravate. C’est un savant dosage pas évident à maîtriser.

Et enfin, le blazer par exemple, digne représentant des tenues de bord de mer. Vous pourrez le porter avec une infinité de pantalons seuls (blanc, en flanelle grise, en toile rose, en velours dans certains cas, etc…). Les chemises unie, à rayures ou à carreaux lui vont la encore. La cravate par excellence ? La cravate club évidemment. Mais attention à l’excès de superposition encore une fois. Deux rayures pourrait faire trop, sauf si les échelles ne se contredisent pas. Et ne riez pas pour le tout dernier accord, tattersall très américain sur petites otaries. Tant qu’à être excessif – cette chemise l’est – autant aller jusqu’au bout.

Notons que le carreau type tattersall check constitue le plat de résistance de ce répertoire ‘sport’. Il se marie en effet avec tout. Et pour bien faire, son fond est préférentiellement crème plutôt que blanc. Certes il peut faire papy. Mais c’est à vous de mettre assez d’élégance et de tenue dans votre mise pour que cette accolade péjorative n’arrive pas. Le tattersall n’en demeure pas moins un incontournable de la garde robe, en complément des chemises rayées pour le travail !

Vous avez donc pu vous rendre compte de la différence notable entre le registre ville, de la semaine dernière, et le registre campagne en haut de cet article. D’un côté du gris et du bleu et de l’autre, du marron et du vert. Voilà pour faire simple. En complément d’autres couleurs. Enfin, le registre que j’appelle quelque fois mi-sport, mêlant les tons de ville et le foisonnement des accords campagnards.

En ce qui concerne les cravates illustrées dans ces articles, elles proviennent toutes du site Brooks Brothers, et je remercie cette maison pour la perfection de son interface internet, très pratique dans une telle recherche.

Julien Scavini

Les images Apparel Arts

10 novembre 2012

Ça y’est, toutes les images Apparel Arts que j’ai sont upploadées dans la galerie, consultable en ligne, sur la page dédiée. Pour les fichier zip, je n’arrive pas à trouver de solution d’hébergement satisfaisante pour le moment…

Julien Scavini

La chemise, petites règles simples

5 novembre 2012

Quelle chemise, avec quel costume. Telle sera la question du jour, dans la continuité de l’article de la semaine dernière.

L’accord d’une chemise – et de son motif – avec un costume, ou une veste – et de son motif – est un petit travail en soi. A priori, cette recherche esthétique est assez simple, et le bon sens souvent est plus utile que n’importe qu’elle règle. Mais évoquer ces dernières n’est pas superflu tant il est fréquent de voir des contresens formels. Le résultat immédiat est l’inesthétisme.

Rappelons des évidences. Un tissu de chemise, en coton, en lin et coton, ou parfois en soie, peut être uni, à rayures ou à carreaux (et ces dérivés comme le pied de poule ou le vichy). Ces motifs peuvent être plus ou moins visibles, le trait plus ou moins ‘gras’, le blanc plus ou moins dominant.

Commençons par les tenues de ville, coloris bleu marine ou gris, dans un premier temps. Avec une veste (ou un costume) unie, vous avez le choix : chemise unie, à rayures ou à carreaux. Le deux premiers choix sont les plus évidents. Du point de vue anglais classique, le carreau semble quelque chose de bien moins formel, donc de moins idéal pour une mise urbaine, de travail. Je privilégierai donc l’uni ou la rayure même si j’apporte au niveau du schéma une petite contradiction. A ce niveau, nous pouvons trouver les rayures fines, les rayures bâtons, les rayures multiples. La demi-lune des associations reprend les accords possibles en vous proposant des cravates.

Dans les bleus premièrement :

Puis dans les gris :Notons que les tissus dessinés ci-dessus sont à blanc dominant. C’est la plus classique des voies. De même, il sera possible d’associer quasiment toutes les couleurs de chemises avec des costumes unis bleu ou gris (avec toutes les nuances possibles). C’est la simplicité même. En ce qui concerne les cravates, c’est très simple. Les motifs peuvent être variés : club, pois, cachemire, uni, grenadines, tricots etc…

Voyons maintenant, avec des tissus de chemises un peu plus sport l’effet produit. Ici les motifs sont un peu plus ‘gras’, un peu plus visibles.

Passons maintenant aux costumes à rayures, rayures tennis d’abord (traduction de pin stripes), qui sont des rayures fines mais très visibles la plupart du temps. Maintenant que nous sommes en présence de rayures, il sera impossible – pour le goût classique – d’arborer une chemise à carreaux. L’accord doit être logique. L’uni s’accorde de tout, et les motifs s’accordent entre eux. Simple question de logique élémentaire. Donc, avec une veste à rayures, privilégions les chemises unies ou à rayures. Mais attention, le problème se corse un petit peu, car l’échelle de la rayure de chemise doit être en adéquation avec celle de la veste. Logique. Le plus simple est d’opposer le rapport d’échelle : rayures espacées / rayures serrées et inversement, mais pas seulement. Ce serait trop simple. Nous entrons ici dans des problématiques d’esthétique et même de goût personnel. Suivre à la lettre ces principes est possible. Mais vous pouvez bien les outrepasser, tout est une question d’assurance. Regardez le duc de Windsor et ses mélanges improbables. Sur la demi-lune des associations, j’ai proposé, dans la partie droite encadrée, un tel essai stylistique, à réserver aux plus aventuriers !

Et ensuite avec un costume à rayures craies (chalk stripes), souvent des rayures un peu plus fondues :En ce qui concerne les costumes à rayures, vous constaterez que j’ai essayé autant que faire se peut de ne pas multiplier les rayures. Ainsi, entre une cravate club et la veste, je préférerai l’uni. Et au dessus d’une veste et d’une chemise à rayures, je mettrai plutôt une cravate unie ou à motifs géométriques ou imprimés. Question la encore de retenue : ce n’est pas la peine de multiplier les effets !

Et si vous avez un costume de ville à carreaux ? Alors vous pouvez opter soit pour une chemise à carreaux, à petits princes de galles ou à pied de poule, soit pour une unie. N’est-ce pas élémentaire mon cher Watson ? Évidement, le plus ardu est de bien mélanger les échelles, et ce n’est pas toujours chose facile. Il arrive que le matin nous n’ayons pas toute notre tête et manquions de sens commun. Cela arrive et n’est pas rédhibitoire évidemment. Ça l’est beaucoup plus dans le catalogue des marques, où les mélanges idiots sont légions.

Donc on se résume :

veste unie > chemise unie / rayée / à carreaux > cravates toutes

veste à rayures > chemise rayée > cravate à pois ou motifs divers / > chemise unie > cravate club ou à pois ou à motifs divers

veste à carreaux > chemise à carreaux > cravate à pois ou motifs divers / > chemise unie > idem. On évite le club sauf si c’est dans un cadre sportif ou loisir et que le veste est adéquate, nous verrons cela la semaine prochaine.

Julien Scavini


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