Bonnes vacances !

Les chaleurs rendant le travail plus lent et plus compliqué, et ayant encore pas mal de livraisons à assurer d’ici le début août, Stiff Collar prend aujourd’hui quelques congés mérités ! Cela me permettra aussi de mener à bien des travaux dans mon échoppe. Je vous souhaite donc un très bel été, studieux ou reposant suivant votre programme. Vers le 15 août, je publierais peut-être quelques figurines, comme je le faisais auparavant. D’ici là, profitez bien de l’été 😉

cyrille

A tous, et très amicalement, bel été !

JULIEN SCAVINI

Comment s’habiller l’été ?

Ça y’est, les beaux jours sont arrivés (touchons tous du bois). Et avec eux, la même question revient d’année en année, que mettre par de telles chaleurs ? Question aussi lancinante que le temps pousse à la langueur ! Évidemment, si vous travaillez, un ou deux costumes très fins et un peu amples peuvent faire l’affaire. La plupart des magazines de mode masculine proposent des silhouettes vêtues de blanc, parfois même de trois pièces. Qui peut supporter le trois pièces ces temps-ci ?

La laine reste-t-elle la matière idéale ? Oui en ce qui concerne le haut du corps, la veste. Car rien n’est plus fin que celle-ci. En revanche, pour le pantalon, la question se pose ardemment. Car chaleur dit transpiration dit nettoyage incessant. Et il faut reconnaitre qu’un pantalon en laine, si fine soit-elle, ne sera peut-être pas le plus idéal, ne passant pas vraiment à la machine. Le pantalon en coton apparait dès lors comme le choix de la raison. Seulement le coton a un défaut, il n’est jamais tellement net, finissant toujours par froissé et ayant souvent l’aspect de carton plié. Mais il est quand même possible d’en trouver de bon poids. 280gr parait un minimum en coton, alors que 230gr peut être idéal dans de la laine.

blazer d'étéPour la veste, il faut choisir une laine nattée. C’est à dire ayant été tissée de manière lâche, souple, pour laisser passer l’air. Il en existe d’une multitude de poids et de couleurs. La grande famille des laines d’été est appelée ‘laines froides’. Parfois, un petite dose de mohair rendra la veste moins froissable, elle sera parfois appelée alpagua, bien que cela ne soit pas tout à fait exact. Certains mélanges avec du lin ou de la soie peuvent se révéler par ailleurs magnifiques.

Vous pouvez donc opter pour un costume bleu marine très fin, ou le même bleu marine à rayures tennis fines. La veste pourra être portée seule, ce qui vous fera une tenue supplémentaire. Sinon, le basique impératif à dénicher est le blazer en natté aérien et non-doublé, que vous compléterez toujours facilement avec un chino de coton clair ou un pantalon de laine froide gris. En complément, un veston sport dans une belle toile de laine, de couleur bronze, va s’avérer être passe-partout. Ou également une veste en tissu Solaro, dont Parisian Gentleman nous parle cette semaine. Notons aussi qu’un costume de coton ou de laine légère couleur mastic, caramel ou beige, sera d’un grand secours, allant toujours bien avec les souliers marrons et pouvant être dépareillé. Car le costume blanc, encore un fois, ce n’est pas un basique, bien au contraire, c’est une gageure à bien mettre en scène !

Bonne semaine, Julien Scavini

Les formes du croisé

Deux grandes catégories permettent de prime abord de classer les vestes : forme droite ou croisée. Si nous étudions ici très souvent la forme droite, qui peut elle-même se décomposer en plusieurs catégories suivant le nombre de boutons, la forme croisée se fait en revanche plus rare dans les colonnes de Stiff Collar.  L’occasion d’y jeter un coup d’œil cet après midi, alors que l’été s’annonce.

La forme croisée revient à la mode ! Il suffit pour s’en convaincre de regarder les photos du Pitti Uomo, où quantité de messieurs vont faire les beaux, en croisé, par 30°c. La forme croisée en elle-même est difficilement datable. Il semblerait qu’elle soit plus militaire que civile, et peut-être même plus marine que terrestre. Les cabans des marins avaient un boutonnage double, pour permettre de croiser le veston – ou le caban – suivant le vent, de bâbord ou de tribord.  En dehors de cela, on note vers 1840 quelques fracs et riding coat croisés en Angleterre, mais certainement la forme est elle plus ancienne.

Quoiqu’il en soit, elle nous est arrivée, surtout comme veste de costume un peu formel, popularisé dans les années 30. C’est maintenant l’essence même du costume anglais, le trois pièces s’étant fait damer le pion. Ceci dit, notons qu’il est tout à fait correct, du point de vue ancien, de porter un gilet sous un croisé. Le gilet est droit alors. Car la veste croisée peut se porter ouverte en intérieur. Regardez le Prince Charles fait très bien cela. Si le croisé est bien coupé, c’est à dire pas trop ample comme il était commun de le voir dans les années 90, lorsqu’il est porté ouvert, les pans ne s’évasent pas trop. Au contraire, cela donne un certain air de décontraction et d’aisance. Un peu trop de tissu n’a jamais tué personne.

Dans le détail, le croisé se caractérise par son boutonnage symétrique et la présence de boutons factices sur le devant. Il doit aussi avoir des revers à cran pointus. C’est comme ça. La veste croisée à cran sport est une hérésie ; ‘ça n’existe pas’ dirait simplement For The Discerning Few ! Mais The Kooples le fait, que voulez-vous.  On peut également trouver le col châle sur le croisé, surtout sur les vestons d’intérieur. La largeur des revers de même que la forme (plus ou moins pointue) sont sujets à caution et aux effets de la mode. Disons que classiquement, le revers est un peu large, 9 à 11cm suivant les personnes. Après, il peut être beaucoup plus généreux, ou au contraire étriqué, suivant les goût.

the double breastedAutre petit détail de style, le croisé ne possède normalement pas de rabats aux poches. J’ai essayé les deux, je préfère maintenant sans rabats. C’est plus chic et cela correspond mieux à cette forme, à l’instar là encore, du Prince Charles. Aussi, le croisé a toujours deux fentes dans le dos, jamais une, quelque fois aucune.

Enfin, le système de boutonnage peut suivre plusieurs schémas. L’archi classique est appelé 6 x 2, et présente un carré de quatre boutons plus deux plus haut décoratifs. Le 4 x 2 est la variante d’été, par exemple avec une poche plaquée de poitrine empêchant le positionnement des deux boutons décoratifs en haut. En fait, cette nomenclature de déchiffre comme suit : d’abord de nombre de boutons visibles (hors bouton de rappel intérieur) fois le nombre de boutonnières visibles (hors donc boutonnière de rappel intérieure).

Autre forme plutôt populaire pour les croisés du soir ou ceux très décontractés, le 4 x 1 se boutonne comme une veste un bouton, avec une croisure assez basse, ouvrant sur une large échancrure et de beaux revers. Autre dérivé, le 6 x1 est l’essence même du croisé des années 80 et 90. A utiliser avec modération.

Enfin, les formes militaires peuvent présenter des variantes 6 x 3 ou 8 x 4, aucun bouton n’étant décoratif. Ces formes se retrouvent sporadiquement dans les collections de prêt à porter, mais c’est très habillé ! A vous de choisir votre forme !

Bonne semaine, Julien Scavini

La veste comme un pull

 Si j’aime m’habiller – et je pense vous aussi chers lecteurs – de manière classique, c’est à dire en costume ou en veste pantalon, avec des souliers classiques également, en cuir, il n’en est pas de même pour nombre de jeunes gens. Je prête une grande attention dans le métro, dans la rue, à la façon dont s’habillent les adolescents.

Et j’ai remarqué la présence en force d’un nouveau type de veste qu’un ami appelle la ‘swacket’, soit le mélange du sweat et de la jacket. Vous voyez très certainement de quoi je veux parler : cette fameuse veste vendue dans la grande distribution (zara, célio et consort) et réalisée en molleton de coton. Complètement déstructurée, elle est la mollesse par excellence.

Un fait est notable à ce propos, elle est courte. Même souvent un peu plus courte que la plupart des vraies vestes ‘ras-de-pet’ vendues dans le commerce maintenant. Celle-ci est courte comme un pull ! En fait, cette veste est un pull avec des poches. Car rares sont les jeunes qui portent des vestes à la manière de papa. Normal me direz vous. Mais ici, nous sommes un cran plus loin. Le vêtement devient de plus en plus ‘facile’.

Lors du dernier défilé de mode organisé par Hackett pour présenter sa collection printemps / été 2014, j’ai noté la présence de vestes du même esprit. Celles-ci prenaient l’apparence de blazers de régate, deux boutons et gansés. Le tissu, certainement une cotonnade, est mou. Et surtout, détail de style intéressant, le col est châle. Ce n’est pas la première fois que ce col apparaît sur les podiums, mais c’est la première fois – à ce que je sais – qu’il apparaît chez une marque ‘classique’.

veste col châleLa marque Gap est une coutumière des blousons et autres coupe-vent en col châle. C’est aussi un élément de style des marques d’urban-sportwear. Car relevé, ce col protège le cou – autant qu’une veste à col classique – mais mieux, il ne présente pas de faiblesse structurelle au niveau du cran de revers. Car un col à cran n’est pas tellement fait pour se relever. Il est fragile au niveau du cran. Une veste Yves Saint Laurent m’avait d’ailleurs beaucoup marqué il y a quelques mois, elle était en molleton éponge (celui du serviette de plage) et ressemblait un peu à une veste d’intérieur.

Ces deux idées : col châle et veste en molleton, sont représentatives de l’orientation du vestiaire masculin. Décontraction et souplesse ! C’est une voie qui je pense aura tendance à s’amplifier dans les années à venir.

Dans le même temps, un grand industriel de retour du Pitti Uomo me disait la semaine dernière avoir remarqué l’écrasante présence des pantalons. Et pas n’importe lesquels : ceux en coton ou en laine légère, colorés, d’esprit décontracté, mais avec une foule de détails sartoriaux : surpiqures tailleur, doublures colorées, V d’aisance, etc… Les hommes en ont marre du jean apparemment. Tant mieux. L’évolution est donc dans les deux sens. Plus de décontraction, mais recherche d’un peu d’élégance. La mode se fait ainsi, deux pas en avant, un pas en arrière. Attendons et voyons comme disent les anglais.

Bonne semaine. Julien Scavini

Folie bleue, verdict !

Voici donc le verdict des deux semaines de concours ! Vous m’avez forcé à en dessiner en quantité impressionnante ! Je ne pensais pas à l’origine que cela prendrait une telle ampleur, mais c’est bien. Nous constatons une belle variété dans l’ensemble, des propositions très différentes il est vrai, des plus habillées aux plus jeunes. Je n’avais peut-être pas assez explicité l’occasion de cette fête. La prochaine fois, j’essaierai d’être plus précis dans la formulation. Car j’ai lu dans les commentaires (excusez moi, je n’ai pas toujours le temps de les lire d’une semaine à l’autre) des interrogations à propos du terme semi-formel. Ceci dit, cela vous pousse dans des retranchements très divers. Le blazer est quand même le roi et le pantalon blanc le prince des réponses.

Donc, en tête vient la figurine B avec 9 suffrages ! Un classique proposé par le lecteur D de R, dont l’intitulé était le suivant : mocassins en cuir grainé châtaigne, chaussettes marrons, chino blanc, ceinture en cuir châtaigne ou bretelles bleu ciel, blazer droit marine, chemise blanche à chevrons, boutons de manchette en cuir brun, pochette et papillon rayés blanc/bleu ciel et un panama blanc! Comme pour un match de polo où des courses finalement…

Viennent ensuite les propositions H (proposée par Quentin avec 6 votes) et ex-aequo E / M et P. Pour ma part, j’avais un petit faible pour la I, mais difficile d’avoir une veste en pied de poule lavande dans sa penderie !

Enfin, pour clore ce chapitre, je vous propose ma réflexion sur le sujet :

verdict concours

Un blazer en natté très aéré marron un peu soyeux, avec un pantalon en toile bleu pétrole.

Une chemise d’un bleu très pâle, une cravate en shantung de soie, entre le gris et le bleu et une pochette blanche.

Des chukkas en veaux-velours et un panama trilby.

Bonne semaine. Julien Scavini

Folie bleue / résultats

Finalement, je crée ce nouveau post en réponse au précédent qui annonçait la couleur ! Voici donc les résultats complétement dessinés de vos propositions.  Je n’ai pas pu toutes les retenir, surtout les dernières arrivées en retard. J’ai parfois été obligé d’imaginer les formes des vestes, les descriptions étant partielles. J’espère ne pas avoir trahi vos idées. Chaque figurine possède une lettre. Écrivez en commentaire quelle lettre vous préférez et celle qui aura le plus de vote sera élue tenue ‘folie bleu’ officielle 😉

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Que le meilleur gagne ! Julien Scavini.

Folie bleue

J’écris aujourd’hui ce court article pour faire remarquer à quel point le bleu gagne du terrain dans le vestiaire masculin. Auparavant couleur exclusive de la ville – avec les gris – il gagne aujourd’hui du terrain, porté par l’art du sportswear.

Pour tout dire, sur les 4 costumes en livraison que j’ai devant les yeux au moment où j’écris ces lignes, 3 sont bleus. Un signe ! De plus en plus d’hommes choisissent cette couleur. Elle a l’avantage, même dans les teintes les plus sombres, d’être toujours plus lumineuse que les gris. Ceci dit, la profonde noirceur des anthracites est formidable aussi ! En flanelle, un blazer bleu marine possède ainsi une intensité remarquable.

Attention toutefois lors du choix d’un bleu marine, car ils ne paraissent pas tous fort bleu. Seulement, lorsque vous vous tenez sous un rayon de soleil – rare en ce moment – l’effet bleu puissant peut se présenter. On distingue trois bleus pour les costumes : marine, minuit, pétrole aux notes prunes (A-B-C).

Un autre bleu qui était très très employé, surtout en France est le bleu de chauffe, ou bleu de mécano, qui est la couleur officielle de la France dans les courses automobiles, d’où le nom de bleu France (D) ou bleu Bugatti. Il est assez difficile à décrire et à trouver. C’est une couleur particulièrement franche ! On pouvait trouver beaucoup de tenues de travail, sur des bases de vestes carrés à col Claudine, pour les ouvriers, dans des cotons ultra-lourds.

différents bleusLe bleu était donc plutôt une couleur de la ville, financière ou industrieuse, en opposition aux tonalités de loisir, plus teintées de marron.

Seulement voilà, le bleu a envahit ce segment, par l’intermédiaire du sportswear ! Tout est bleu maintenant. D’abord et avant tout en accompagnement de l’extraordinaire développement du jean, confectionné en toile denim teinte à l’indigo.

Si bien que tout est bleu de nos jours : chinos, pulls, vestes et mêmes souliers ! Les totals looks peuvent être plaisant à l’œil. Au delà, le bleu peut se porter été comme hiver. L’été, en complément de pièces beige/sable et de blanc, c’est le triptyque gagnant. L’hiver, en association avec le marron chocolat et le beige/kaki, c’est simple comme bonjour ! Le bleu marine se paye même le luxe d’aller à merveille avec le vert, une association piquante à l’œil, avec une vibration sans pareille !

bleu été hiverBref, une couleur versatile ! Et vous, comment aimez-vous le bleu ? Et lequel, marine, ciel, prune etc… ? Je n’ai volontairement pas fait d’illustration ce jour, pour vous laisser le choix des propositions. On va refaire un petit concours amusant :

– imaginons que vous soyez invités à une garden-partie semi-formelle, dans un jardin. Le thème de l’après midi estivale est : reflets de la piscine de Gatsby, tout de bleu vêtu. Quelles pièces choisissez vous ? Comment les mariez-vous ? Décrivez moi la tenue, rapidement, de la tête aux pieds, je dessinerai une dizaine de figurines correspondantes. On va constater l’état d’esprit sportwear du moment ;). Et pas forcément complètement bleu, mariez les tons si vous souhaitez.

A la semaine prochaine. Julien Scavini.

Et le ‘un bouton’ alors?

Et oui, comme soulevé dans les commentaires de l’article de la semaine dernière, qu’en est-il des vestes ‘un bouton’ ? A priori, ce n’est pas un choix fort classique. L’un des rares éléments du vestiaire avec un bouton qui me vient à l’esprit est le smoking. Et ses dérivés / ou ancêtres, les vestons d’intérieurs, mais ceux-ci ont parfois une cordelette plutôt qu’un boutonnage.

Notons que les vestons ‘un bouton’ furent à la mode dans les années 30. Je me souviens d’un beau portrait de Maurice Ravel avec une telle veste, qui arborait en plus un bouton jumelle. Cela signifie en fait qu’il y a deux boutons au même endroit, un sur l’endroit (classique) et un sur l’envers. Et les deux pans de la veste se boutonnent en s’épousant et non en se chevauchant. A l’instar des jaquettes. Un petit truc amusant. La veste du célèbre compositeur présentait des revers en pointes, ce qui parait le plus logique. Un petit côté formel émane immédiatement d’une telle mise.

un boutonL’histoire nous donne donc quelques exemples. Elle nous apprend aussi que le vestiaire se dépouille, s’allège de plus en plus. Les vestons sont maintenant majoritairement deux boutons, donc le dernier – le plus bas – ne sert pas. Le pas est facile pour supprimer ce dernier. Le boutonnage d’une veste un bouton est donc égal à celui d’une veste deux boutons, seul le dernier ‘inutile’ disparait, sans modification de la hauteur de fermeture. C’est logique, le bouton principal étant vers la taille, c’est ici que se ferme le veston.

Alors pourquoi un deux boutons ? Je vais répondre d’abord, pour qui. Les hommes pas très grands peuvent admirablement porter le ‘un bouton’, de même que ceux qui sont corpulents. En associant cela avec une belle échancrure du V des revers, la silhouette est allongée. Je me souviens du blog d’un jeune homme asiatique vivant à NYC qui faisait systématiquement faire des vestes ‘un bouton’, y compris dans les tweeds. La question du registre se pose donc. Je n’en ai jamais eu encore, mais je me fais actuellement un costume bleu nuit avec un bouton. Et des revers classiques, sport. Pour essayer justement. J’ai été assez convaincu sur les clients qui voulait cela. Seulement, il ne faut pas en faire une règle absolue. La variété est souvent par parente de l’élégance.

Vous pouvez donc prendre le parti du formalisme et réserver cela pour les costumes de mariage ou du soir. Vous pouvez également trouver cela très sport, et l’utiliser sur des tweeds. Nous touchons ici à des questions de style très contemporaines. L’histoire ne nous dit pas grand chose. Il revient donc à chacun de se faire son idée…

Bon repos ce jour et bonne semaine. Julien Scavini.