Archive for the ‘Figurines de mode’ Category

Elégances de circonstances

20 juin 2016

La marque britannique T.M. Lewin m’a récemment écrit pour me soumettre une question intéressante : comment s’habiller le vendredi soir pour aller au pub…

De prime abord, je dirais qu’il n’est pas facile de répondre à cette question pour un français. Car si les bureaux de la City se vident tous les vendredi à 16h et que tous les pubs se remplissent alors au rythme d’une marée montant au galop, les habitudes en France et à Paris sont bien différentes. Il n’existe pas chez nous une telle sociabilité, à part épisodiquement.

Après réflexion, je pense que ce questionnement renvoie d’une manière plus générale à la notion d’élégance au XXIème siècle. Qu’est-ce qui fait l’élégance?

Je répondrais à la manière d’un axiome : la situation.

Bien sûr, en 1880 comme en 1950, on s’habillait déjà pour une situation donnée. Mais le répertoire des vêtements portables était réduit aux formes tailleurs (veste, pantalon, gilet en laine, lin ou coton) à peine hybridées.  De nos jours, le répertoire est bien plus large, il est même protéiforme. Aux vêtements tailleur, il est possible d’adjoindre une large palette de vêtement, légèrement décontractés, très décontractés voire carrément sport, issus d’industries de plus en plus technicisées.

Ainsi, on pourrait se rendre au pub tel que l’on sort du travail, en costume. En retirant sa cravate et en laissant le col ouvert? Oui. En arborant un petit papillon? Oui aussi, ça change. On pourrait aussi changer simplement de veste, pour arborer un modèle plus court et plus fantaisie, au tissu fait de beaux carreaux par exemple…

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Pourquoi avec le même costume ne pas mettre un paire de basket? C’est très confortable aussi? Au Pitti Uomo, c’était la grande tendance la semaine dernière.

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Ceci dit, si la soirée s’allonge et s’anime, il peut ne pas être confortable de rester en costume. Et le costume, surtout s’il vient du prêt-à-porter n’est pas conçu pour endurer des efforts importants, de la transpiration, de la fumée de cigarette ou des gouttes de bière. Dès les début du siècle, c’est exactement la même idée de situation qui amena les riches aristocrates à troquer la queue de pie pour le smoking, plus court et/donc plus pratique.

Peut-être pourrait on alors garder le pantalon du costume et remplacer la veste par un blouson de type aviateur? C’est une vêtement simple et pratique, que l’on peut poser sur un dossier de chaise ou rouler en boule dans un coin. D’une couleur bien choisie et avec un intérieur chatoyant en tartan, par exemple marine ou beige suivant le pantalon, il convient bien à cette situation à mi-chemin entre le bureau et la maison. Je pourrais proposer également de prendre une veste matelassée type Barbour, mais cela fait un peu trop paddock pour une sortie de bureau un vendredi soir.

Si l’on a un petit sac de avec soi, il est possible d’emporter un pull à col roulé, c’est très Steeve McQueen.

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S’il fait une petite fraicheur et que l’on aime pas le blouson, je pense qu’il faut s’intéresser aux mailles. Vêtement phare du siècle à venir (par sa facilité de fabrication, de vente et d’entretien), les mailles sont très versatiles et variées.

Évidemment, à la sortie du bureau et toujours en gardant son pantalon de costume, il est possible de remplacer la veste par un joli cardigan. Simple et efficace, il permet de grandes combinaisons de couleurs et donne de l’allure. Il est le juste milieu entre formalisme et décontraction moderne.

Un simple pull coll V ou un sweater à col châle pour l’hiver conviennent parfaitement aussi.

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Par ailleurs, une question se pose : est-il raisonnable de conserver sur soi le pantalon du costume, alors que c’est la pièce qui craque en premier. Good question !

Il me parait assez évident d’un pantalon confortable et décontracté est en coton. Le chino est apprécié pour son élégance tempérée depuis presque 50 ans. Certes, il oblige a changer de tenue au bureau. Pas très pratique sur le moment, mais tellement plus commode ensuite. Avec un chino beige, vous pouvez même garder votre veste de costume marine, ça marche ! C’est pas l’idéal, mais avec une belle pochette, personne ne vous reprocherait d’être négligé.

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Vous le voyez ainsi, il existe une très large palette de possibilité, du plus proche au plus éloigné de la tenue du matin pour travailler. L’élégance est facile si l’on vit calmement, entre chez soi, son bureau, son club et avec un chauffeur. Pourtant, ce n’est pas un problème d’argent. Car le vrai luxe de nos jours, c’est le temps. Le temps de se changer en l’occurrence pour chaque situation. De manière franche ou imperceptible. Mais changer quand même. Certes il faut y penser un peu, mais alors, chaque situation devient plus confortable et plus agréable. C’est bien le bénéfice de l’élégance, se sentir à l’aise et plein de confiance en soi à chaque instant. Les bons et beaux vêtements au bons moments!

Belle semaine, Julien Scavini

 

 

Revue de bande dessinée : La Théorie Du Chaos

9 mai 2016

Au cours de ce long week end passé à me reposer, j’ai eu le plaisir de lire du bande dessinée sortie en 2009 et intitulée La Théorie du Chaos. Publiée chez Glénat, elle est l’œuvre de Didier Convard pour le scénario et de Jean-Christophe Thibert pour les dessins. Et quels dessins ! je vais y revenir.

Cette bande dessinée ravira tous les amateurs de ligne claire, dans la droite ligne de Blake et Mortimer. Le scénario lui-même pourrait servir de trame à une aventure de nos deux compères anglais. Sauf qu’ici c’est les services secrets français qui sont à l’œuvre et les héros sont Kaplan et son ami scientifique Masson. Dans la France des années 50, les rebondissements sont nombreux et la narration haletante.

Les dessins de Jean-Christophe Thibert ont pas ailleurs reçu toute mon attention. Car si au début j’ai trouvé l’ensemble un peu trop léché (le papier satin semi brillant y est pour quelque chose, un papier canson eut été préférable de mon point de vue), un examen plus attentif m’a révélé une véritable pépite. L’homme est amateur de sciences et de techniques. Cela se voit. Il dessine à l’envie voitures, avions, bateaux, trains etc… L’architecture n’est pas en reste, avec des intérieurs brillants et des maisons de grand style. Un nouveau Jacques Martin en sommes, sur les traces de Lefranc, où tout était déjà dessiné avec une grande minutie.

Mais là où Jean-Christophe Thibert dépasse beaucoup d’autres dessinateurs, c’est dans sa précision textile. On sent qu’il a du regarder souvent Les Tontons Flingueurs. Cela saute aux yeux très rapidement. Les vêtements, il les aime. De toutes les sortes et de tous les styles. Les costumes et manteaux sont superbes. Et fin du fin, notre dessinateur fait la différence entre un cran parisien, un cran classique et un cran en pointe. A la différence des derniers Blake et Mortimer très imprécis et approximatifs sur ce point.

J’ai pris le temps de photographier certaines vignettes pour partager avec vous ce goût des beaux vêtements et aussi des belles mises en scène :

 

Plus loin les manteaux et les couvre-chefs sont à l’honneur :

 

Les tenues de travail reproduisent avec goût les coupes des années 50 :

 

Par ailleurs, Jean-Christophe Thibert aime les belles mécaniques :

 

Et tous les moyens de transport, avion, bateau et train :

Et enfin, l’architecture n’est pas en reste :

 

J’espère que ces quelques morceaux choisis vous plairont et vous donneront d’acquérir ce premier tome des aventures de Kaplan & Masson. Un régale pour les yeux.

Belle semaine, Julien Scavini.

Voeux 2016 et une fiche de lecture

11 janvier 2016

Chers ami(e)s,

je tiens à vous souhaiter une excellente année 2016, pleine de joies personnelles et professionnelles. Puisse ce dessin de Stiff Collar apporter sa petite pierre d’élégance heureuse en ce début d’année !

bonne année 2016

Pour ma part, je vais essayer de vous apporter une semaine sur deux un billet d’amusement sartorial, léger ou plus érudit suivant l’inspiration. Sachez que dans le Figaro Magazine, chaque samedi, j’ai l’honneur de publier un billet également ! D’où un emploi du temps chargé. Maintenons comme dit la devise !

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J’aimerais maintenant et à l’instar de l’année dernière, vous faire le résumé d’un très beau livre lu entre Noël et Nouvel-An. Il s’agit d’un ouvrage en langue anglaise, écrit en partie par Bruce Boyer, publié en 2014 aux Yale University Press et titré :

Elegance in an age of crisis : fashions of the 1930’s.

« En dépit de la rudesse du climat économique des années 30, cette décade vit naître au sein de la mode de grandes innovations techniques et esthétiques. De nouvelles avancées dans l’art tailleur à Londres et à Naples faisaient écho à des percées Parisiennes, New Yorkaises ou même Shanghaiennes quant aux techniques de réalisation du drapé. N’oublions pas qu’Hollywood eut aussi un rôle à jouer quant à l’institutionnalisation et la diffusion de ce style si glamour. La mode fût internationale pour ce vêtement qui est plus léger, aux ornements minimalistes et élégamment proportionnés, qui tranche avec le vestiaire restrictif de la précédente ère Edwardienne. Par contraste, la mode des années 30 est celle du mouvement, et dévoile un corps idéalisé et naturel, fantasmé des canons de sculpture classique, qui en sont les influences artistiques première. »

C’est avec cet avant propos que s’ouvre ce livre, et cette idée que le vêtement, masculin, comme féminin, se libère de l’influence Edwardienne dont il était prisonnier. Cette libération vestimentaire est perçue comme issue du Jazz, dans une époque méconnue et coincée entre deux guerres, qui est ici assez poétiquement décrite comme la plus vibrante et tonitruante du XXème siècle.

Ce changement est esthétique, mais aussi technique, dans un climat schizophrène de banqueroute ahurissantes et de fêtes frénétiques où aboutit, selon Boyer, la première forme de notre vêtement contemporain.

Elegance in a age of crisis est un ouvrage assez dense, de deux cent quarante huit pages, dont une soixantaine concerne le vestiaire masculin, sous le titre du chapitre rédigé par Bruce Boyer, Tailoring the New Man : London, Naples, and Hollywood in the 1930s. Ces pages concernent la mode principale dans le costume masculin durant les années trente : la Drape Cut, ou London Cut. Boyer en distingue deux écoles, fortement opposées, l’école anglaise, représentée par Savile Row, et l’école Napolitaine, par le duo Rubinacci et Attolini. Ces deux écoles sont aussi mises en parallèle avec l’influence du cinéma américain qui participe à diffuser –jusqu’à la caricature- leurs canons.

La véritable richesse de l’ouvrage est en réalité de présenter une iconographie très dense (en partie photographiée ci-dessous), assemblant des photographies issues du cinéma américain, des illustrations d’Apparel Arts et, grande nouveauté pour ce genre d’ouvrage, de photographies de vêtements anciens, ce qui est très appréciable : le lecteur peut comparer l’idéal dessiné et la réalité technique.

Il est toutefois à noter que ces vêtements sont issus de musées et collections privées, et ne présentent que des tenues provenant des grands noms de l’époque : ici ne sont pas présentés les vêtements du commun. C’est un parti prit de l’auteur, qui désigne les grands tailleurs comme les révolutionnaires cachés des garde-robes.

Au fil des pages, l’on découvre deux habits, une robe de chambre, une jaquette, deux vestes de fumoir, une veste et un frac de chasse, un spencer brodév, un ensemble de plage, un smoking, deux complets trois pièces de sport, un veston de ville, une veste Norfolk, trois manteaux croisés et deux vestes napolitaines en lin, aux montages d’épaule très édifiant.

Men’s clothing History

Bruce Boyer ouvre son chapitre par un rappel historique : vers 1900, et avec l’accroissement du sport, domine dans les vestiaires le lounge suit, veste courte, gilet et pantalon –l’ancêtre de notre complet, dont l’usage est d’abord réservé aux activités sportives, puis qui ne s’y restreint plus au XXème siècle. Toutefois, cet ancêtre de nos vestes est coupé droit, en forme de « sac », sans pinces pour fabriquer une silhouette. Ces expérimentations sartoriales se feront durant les années 30, en Europe, à Londres et à Naples, donnant naissance aux écoles de coupes contemporaine.

London’s Savile Row

L’auteur commence ainsi par parler de Savile Row, qu’il décrit comme l’agrégat le plus concentré de tailleurs dans le monde où les techniciens s’inspirent du vestiaire militaire et d’où fut tirée la méthode de coupe en « drapé ». Cette technique est conçue dans le but d’améliorer la silhouette masculine, non pas par la flamboyance des couleurs et des textures, mais par la technicité. Ce besoin de modeler la silhouette des hommes, de la viriliser est dans la directe lignée des fantasmes du corps à l’antique, et vanté par les loisirs sportifs que la classe moyenne occidentale bourgeonnante découvre et idéalise. Les canons esthétiques se définissent alors par de larges épaules et une taille resserrée, incarnés au cinéma par la figure des Tall, dark and handsome (grands, bronzés et beaux) qu’étaient les Douglas Fairbanks, Gary Cooper et Rudolph Valentino. Au corps bourgeois à l’embonpoint dont la courbe dessinait l’alibi moral et une assise sociale, se substitue le corps bronzé par le soleil et musclé par le boating, le tennis ou le golf…

Drape cutting

A ce bouillonnement culturel et à l’émergence de nouveaux modèles, la coupe s’adapte. Boyer rappelle la paternité de la Drape Cut à Frederick Scholte, formé à la coupe de vêtements militaires, qu’il adapte au vestiaire civil. S’inspirant des vestes portées par la Royal Household, il emploie et innove les méthodes de construction des manches, et agrandit en largeur les emmanchures pour fabriquer des dos plus larges, tout en gardant une silhouette équilibrée : c’est la naissance de cette silhouette massive, et musclée, qui deviendra l’essence de son époque. Ces modifications, Scholte en fait une méthode de coupe où il préconise d’ajouter plusieurs centimètres supplémentaires de tissu dans le montage d’épaule ; mais aussi d’insérer l’entoilage de la veste de biais. Cette manœuvre avait pour effet de rendre la poitrine de la veste plus souple tout en permettant plus de mouvement aux bras. Ensuite, il resserre la taille en ajoutant des pinces, de la poitrine aux poches ; il place le bouton de la taille un centimètre plus haut que de naturel, pour donner plus de profondeur à la poitrine. Pour contrebalancer la largeur des épaules par rapport à celle de la manche, il coupe cette dernière de la largeur du triceps : ainsi, la manche tombe droite sur le bras, donnant l’illusion d’une grande musculature. Enfin, quant à la partie inférieure de la veste (la jupe), il la resserre sur les hanches, et la préfère sans fente, pour une meilleure tenue et un effet plus cintré.

En émerge une silhouette aux épaules marquées, à la taille resserrée et aux hanches dessinées (par contraste). Cela sera la silhouette du beau idéal, adoptée par Edward VIII, qui contribuera à la rendre populaire, notamment sous le nom de London Cut, digérée et exagérée par le cinéma américain, puis connue et vendue, au début des années quarante, sous le nom d’American cut.

The Neapolitain School (déjà!)

Si la coupe anglo-saxonne provient uniquement du modèle londonien, la notion de coupe doit se penser au pluriel, dès lors que l’on franchit les Alpes. En effet, le morcellement politique et culturel transalpin implique aussi, pour l’auteur, un morcellement des modes.

Ainsi, Bruce Boyer distingue trois écoles de coupe italiennes, qui se concurrencent et se succèdent au XXème siècle. Durant les années 70-80, ce sera le Nord, par Armani, à Milan ; après la Seconde Guerre Mondiale, ce sera l’école Romaine et le Continental Look de Brioni ; et durant la fin des années 20, ce sera l’école Napolitaine, dont deux noms émergeront : Rubinacci, le premier, et son tailleur, Attolini. Bruce Boyer marque avec force les différences d’inspirations entre l’école anglaise et l’école italienne. Certes : toutes deux cherchent à rendre plus souple, plus confortable et moins compassé le complet ; mais si les anglais prennent pour modèle le champ du vêtement militaire, l’école napolitaine s’inspire, en revanche, des loisirs pour déconstruire le vêtement. La coupe napolitaine se distingue par des poches plaquées ; celle de la poitrine, inclinée, s’appelle la barchetta ; les épaules ont un pading minimum, voir absent, et sont cousues avec une couture inversée, comme pour une chemise ; la manche est dite mappina, froncée et cousue dans une emmanchure réduite à sa plus petite portion. Enfin, les vestes ne sont pas doublées, ce qui accentue cet effet déconstruit et léger, déjà en 1920 !

Sportswear

L’auteur traite aussi de l’apparition d’un vestiaire de sport technologique par l’arrivée du nylon, en 1924, que l’on utilise pour les maillots de bain, qui rétrécissent; mais aussi du jeans, empruntés aux cow-boys des films américains, premier vêtement de travail manuel qui entre dans le vestiaire comme objet de mode.

Conclusion

L’auteur conclut cette brève et pourtant essentielle période de la mode masculine  en rappelant le découpage chronologique de Morris Dickstein. Pour ce dernier, les années trente finissent durant la New York World’s Fair de 1939-40 : c’est fin symbolique de la Grande Dépression et d’une décennie qui aboutit à un monde qui s’enfonce dans le nuage sombre du totalitarisme puis de la guerre. Nouvelle guerre qui fera naître encore de nouveaux vêtements militaires, plus modernes, adaptatifs et techniques. Nouveaux habits qui à leur tour incuberont durant les années 60 et 70 de nouveaux usages, voire d’un abandon petit à petit des vêtements des tailleurs. Tailleurs qui ouvrirent pourtant la voie. Mais qui ceci dit non pas encore dit leur dernier mot ! Bonne année !

Julien Scavini

Bonne Pâques 2015

6 avril 2015

Chers amis, comme chaque année, je ne raterai pour rien le portrait de famille de Pâques, après la chasse aux œufs en chocolat. Ce portrait aurait pu être pris à la fin des années 30, dans le lobby d’un élégant vapeur en route pour le Nouveau-monde…

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Bonne semaine, Julien Scavini.

Bonne année 2015

5 janvier 2015

Chers amis lecteurs et lectrices, permettez moi de vous souhaiter une excellente année 2015, heureuse et prospère !

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Portez-vous bien, et bonne semaine ! Julien Scavini

Joyeuses fêtes, bon repos

26 décembre 2014

Chers amis lecteurs, je me repose quelques temps chez moi au Pays Basque. Je vous souhaite avec un peu de retard de bonnes fêtes de fin d’année ! Profitez bien des festivités et de vos cadeaux. Bon repos aussi à ceux qui sont en vacances.

J’ai un peu dessiné ces derniers jours. Je vous livre donc une belle réalisation, intitulée ‘Le Repos du Gentleman’.

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Bonne fin d’année. Julien Scavini.

C’est l’été

14 juillet 2014

C’est l’été, et donc les vacances. Si mon activité professionnelle continue encore quelques temps, le blog lui se met au repos après une année bien chargée ! Je vous dis donc à tous et à chacun : bel été, bon repos ! Je vous laisse en compagnie de l’orchestre du Titanic, qui interprétera pour vous quelques rag time pour faire passer le temps …

TITANIC

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LE CONCOURS – LE RESULTAT EN IMAGE !

16 juin 2014

Bien ! A l’issue de cet important concours par son nombre de participant et de votants, les résultats ont clairement départagé les vainqueurs, qui sont :

  • 1er – ALEXANDRE K, qui gagne une cravate 7 plis, de la collection actuelle ou à venir, ainsi qu’une bouteille de Crozes-Hermitages E. Guigal 2010 rouge.
  • 2ème – ADes, qui gagne une cravate 7 plis, de la collection actuelle ou à venir.
  • 3ème – RoSaCe, qui gagne une pochette roulottée main de la collection ou à venir.

J’en suis heureux pour eux et les recevrai à la boutique dès qu’ils m’en feront la demande. Voici donc un dessin reprenant les tenues.

Alexandre K a écrit une veste, sorte de Norfolk d’été en coton beige, une sorte de mélange de saharienne et de blazer.  Une veste ceinturée, à poches plaquées à soufflets et rabats (poche poitrine également), une extension de la contre anglaise pour fermer le col si relevé. Bref, une belle veste de voyage. Avec une chemise blanche, col cutaway, poignets simples. Pantalon et gilet de fine laine à motif vichy beige et marron. Le pantalon repose sur le haut des hanches, sans pinces, avec side adjusters et revers relativement large. Une paire de boots, assez solide, en cuir grainé marron. Cap Toe à l’avant. Le pantalon est taillé un poil court pour mettre en valeur les boots. On ne vois pas les mi-bas. Cravate en maille d’un vert foret ainsi qu’une casquette 8 Cotes en lin beige. Enfin un sac de voyages en cuir.

ADes avait stipulé une veste de weed irlandais uni olive clair (lumineux pour le printemps) ; deux boutons ; trois poches à rabat ; deux fentes d’aisance. Une chemise à col italien ; vichy bleu ciel pour célébrer le printemps encore une fois. Un pantalon chino avec ceinture beige clair avec ourlets ; ceinture marron à boucle argent. Des derbies marron simples ; mi-bas bleus marine. Et autour du cou, une cravate bleue marine en tricot (fin « plate ») complété d’une pochette blanche à liseré bleu ciel portée en « double triangle ».

RoSaCe m’avait en plus fait un croquis explicatif très réussi.  D’abord une veste croisée dépareillée 4X2 transformable. Le tissu est un prince de galles caramel avec des grandes fenêtres bleu ciel. L’épaule est romaine et les poches sont plaquées (sauf la poche poitrine, qui elle est « barchetta ». La chemise a un col boutonné, à l’italienne, peut-être déboutonnée? Le tissu est léger, et elle est bleu ciel. Le pantalon est en laine froide ivoire, avec une ceinture en cuir tressé dans les caramel. Le pantalon a un revers de 4 cm. Le veau velours se prête assez bien aux voyages, et aux climats méditerranéens. Sans doute une paire de chukkas, couleur moutarde. Les mi-bas sont des Mazarin en fil d’écosse bleu ciel, mais on ne les voit pas. Dans la poche de la veste: une pochette exquisite trimming rouge et jaune, rappelant une vieille réclame de la ville de Lyon. Sur l’épaule enfin, un sac de weekend en cuir grainé.

Voici donc l’illustration, dans laquelle j’ai ajouté mon grain de sel, un costume, pour changer. J’ai pensé pour ma part à une veste souple, un bouton et poches plaquées accompagnée d’un pantalon à revers, réalisés dans un prince de galles brun fenêtré bleu en fine flanelle, avec chemise bleu et cravate ancient madder et chaussé de doubles boucles en veau-velours.

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Cette petite assemblée à fière allure n’est-il pas? Un petit côté Pitti Uomo😉

Après, j’avais envie de commenter les tenues une à une mais je vais me retenir, car cela donnerait une désagréable impression de maître d’école à élèves. Par contre, je peux donner quelques accessits du point de vue de Stiff Collar, blog ô combien classique. Ainsi, je tiens à concéder une première distinction pour le port du costume, à Matthieu, le Chiffre et Adrien, pour lequel j’aurais voté, malgré les souliers mal choisis (j’aurais mis des bucks blanches avec ce bleu ciel). Je tiens également à honorer les solutions simples (et que j’adopterai certainement si je prenais l’Orient Express demain matin) de Guillaume hautcoeur ou Alexandre C. Je tiens aussi à lever mon chapeau à 2M et le bibliothécaire pour l’ajout d’un cardigan sous la veste. Enfin, Loic, Etienne L et Arthur mérite une remarque dans la catégorie couleur !

Merci à tous pour votre participation. Le vote fut certes un peu déséquilibré par les appels au vote ici et là, mais l’essentiel n’était là. A le semaine prochaine, et d’ici là, habillez vous (bien). Julien Scavini

LE CONCOURS – LES RESULTATS !

9 juin 2014

Mesdames (il y en a, oui oui!) et messieurs, ce concours fut très amusant et a donné à chacun le moyen de laisser libre court à son imagination. La planche est très belle. Peut-être qu’un jour elle sera éditée avec l’intitulé , prouvant à quel point les réponses peuvent être multiples et la plupart du temps de bon goût.

A l’issu des votes par commentaires, rehaussés pour chaque participants d’un point (le sien), VOICI LE GRAPHIQUE TANT ATTENDU !  Ah je suis content. J’ai senti dans les dernières minutes de ce concours une réelle excitation des participants. Les votes se sont enchainés à un rythme très soutenu. Ce fut très amusant à suivre derrière ma console. Nous y sommes :

1er – ALEXANDRE K, gagne une cravate 7 plis, de la collection actuelle ou à venir, ainsi qu’une bouteille de Crozes-Hermitages E. Guigal 2010 rouge.

2ème – ADes, gagne une cravate 7 plis, de la collection actuelle ou à venir.

3ème – RoSaCe, gagne une pochette roulottée main de la collection ou à venir.

vote-finalePour ma part – je suis sûr que vous vous en fichez – mais j’aurais voté pour …

… vous le saurez au prochain épisode ! Lundi. Je finis le dessin tranquillement et vous livre une conclusion complète, avec mes coups de cœurs et mes remarques diverses. Et merci pour votre franche camaraderie durant cet exercice. J’ai été un peu dépassé par l’ampleur de l’événement, mais je crois que chacun en sortira diverti😉

Julien Scavini

LE CONCOURS – DESSINS !

2 juin 2014

Messieurs, et mesdames, l’épreuve fut rude ! J’ai eu toutes les peines du monde à finir le dessin en temps et en heure. Plus de 40 figurines à dessiner ! Un véritable travail d’Hercule, mené à bien en passant mes dimanches devant mon ordinateur ! Merci à ceux qui ont fait preuve de concision, pour faciliter ma lecture. Pardon par ailleurs pour ceux dont le dessin n’est pas l’exacte représentation de leur idée, mais parfois, les descriptions étaient vagues et sujettes à interprétations (poches notamment).

Je tiens malgré tout à vous remercier pour l’intérêt que vous avez porté à ce jeu amusant. Les réponses sont très différentes, très panachées et c’est tant mieux. Cela donne des visuels très différents. Nous pouvons alors nous apercevoir de l’extraordinaire diversité des propositions possibles, à partir de bases pourtant classiques et normées. Toutes les réponses ne sont pas canoniques du point de vue du style, mais toutes sont passionnantes ! Le choix va être dur. Je vous soumets les figurines.

N’hésitez pas à prendre votre temps avant de voter (dans l’article en dessous ou ICI), car vous ne pourrez le faire qu’une fois, votre IP étant conservée par le système de vote. Vous avez une semaine pour faire votre choix. Le scrutin se fait en cachant les résultats. Ainsi vous ne serrez pas influencés. Les trois premiers remporteront donc de petits lots. Je me joindrais (en figurine) au gagnant pour monter à bord du train dans une tenue que je choisirais aussi !

LES TERMES DU CONCOURS SONT RAPPELÉS ICI POUR LES RETARDATAIRES.

Si vous souhaitez les visualiser toutes sur un même support, la planche est disponible ici.