Petit tour du prêt à porter de l’été 2010 (màj3)

Une fois est relativement coutume sur Stiff Collar, nous allons dans les semaines à venir nous pencher sur quelques produits phares des maisons de prêt-à-porter que je considère. Si ce questionnement est relativement éloigné de l’Art tailleur et de ma pratique quotidienne en tant qu’apiéceur, il n’en demeure pas moins captivant en terme de nouveautés, de (ré-)inventions, ou simplement de coupes ou de couleurs. J’ai donc parcouru notamment la rue du Faubourg St Honoré à Paris et ses alentours, de maisons en maisons, pour rencontrer les vendeurs et les questionner sur leurs préférences, tout simplement. Les vestes -car c’est finalement l’élément le plus important du vestiaire à mon goût- ont focalisé mon attention. J’ai essayé de sélectionner des produits variés, dans des maisons diverses.

Ce soir, Dunhill, Dormeuil et Brooks Brothers. Après, Façonnable, Ralph Lauren et Crémieux, puis Breuer, Hackett et Old England et enfin Albert Art. J’aurais voulu vous présenter d’autres maisons, mais hélas, leurs services presses n’ont pas daigné me répondre, ou je n’ai tout simplement pas pu avoir des informations satisfaisantes.

Si toutefois en tant qu’amateur éclairé vous aviez à cœur de nous faire découvrir d’autres vestes d’entreprises tierces, n’hésitez pas à me contacter!

Donc tout d’abord Dunhill, cette célèbre maison londonienne que l’on ne présente plus, a toujours véhiculé une image extrêmement étudiée, très anglaise. Hélas ces dernières années, elle se diversifie, toujours dans la même gamme de prix, vers un chic modeux assez sombre, souvent inintéressant. Toutefois, j’ai réussi à trouver rue de la Paix un produit (presque) classique de belle facture (réalisé en toile tailleur et non thermocollé), avec un petit quelque chose du lord anglais en goguette: un blazer en laine navy deux boutons à cran aigu. Si les puristes ne seront pas complètement satisfait, le fait est que cette veste a de l’allure, complétée par ses boutons en argent. Vous n’aurez aucun mal à lui adjoindre un pantalon de flanelle gris clair et une belle chemise:Autre marque et surtout autre esprit, le grand drapier Dormeuil que l’on ne présente plus possède une ligne extrêmement diversifiée de prêt-à-porter et de demi-mesure. A tous ceux qui rêvent d’une veste fluide et légère, Dormeuil propose sa toute nouvelle création dans un tissu jouant subtilement avec la lumière. L’alliance de deux fibres d’une grande noblesse (le pur cachemire (70 %) et la soie (30%)) tissée en nattée (sorte de petit effet en mur de  brique, très fin, comparable à un oxford en coton) confère à la liasse Dream une allure très estivale (en 230gr tout de même!). Les couleurs sont fraiches et lumineuses (petits échantillons). Le modèle de la veste peut évidemment varier suivant votre tailleur, ou le modèle Dormeuil, mais l’esprit reste le même, élégance et bien être. En rosé avec un pantalon bleu marine et des moccassins légers, voilà un visuel engageant:Enfin pour ce soir, présentons un produit de l’immense maison Brooks Brothers, dont je parle trop peu: une veste de sport à poche plaquée. Je trouve que ce modèle à poches raportées est vraiment le plus chic pour l’été, même si certains le trouve très 60’s. Qu’importe, car réalisé dans un lin irlandais possédant un beau tombé, elle possède un petit quelque chose de plus. Elle arbore trois boutons et deux fentes dos et est fabriquée en italie. Petit plus non négligeable, elle est affichée aux alentours des 350€, un produit franchement attractif car classique! Avec une chemise à petits carreaux et un jean, elle peut faire merveille:Je vous laisse pour l’instant sur ces trois produits que j’ai apprécié, et vais continuer dans les jours suivants mes pérégrinations autour de la Madeleine, actuellement facilité il est vrai, par mon stage chez Camps De Lucca! La suite au prochain numéro! Je remercie Mme. Lepetit du service communication de Dormeuil SAS.

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Nous continuons donc ce jour, avec Ralph Lauren et Façonnable. Daniel Crémieux d’abord, dont l’emprunte ‘britons’ remonte aux années 80 joue de plus en plus son esthétique décalée, ouvertement ‘too much’ mais le plus souvent agréable à l’œil. Le label 38 signe la présence de la maison sur les divers articles qu’ils proposent, gamme maintenant étendue au féminin. Une belle réussite française, qui sait ce qu’elle aime, qui ne plait certes pas à tout le monde, mais… Bel effort l’année dernière avec le rapatriement de la production de polo de chine vers l’Europe occidentale. Cet été, l’article qui m’a le plus marqué (difficile à vrai dire tant les items sont variés et inventifs) est une veste en coton de chemise, en vichy bleu gansé de biais bleu. Non entoilé, voilà une petite chose pas inintéressante, à porter décontractée, et surtout légère (pour ne pas faire ‘trop’), avec un pantalon uni et une chemise à carreaux discrets:

Chez Ralph Lauren, difficile de s’y retrouver tant les marques et les labels sont diversifiés. Heureusement, le nouveau flagship du boulevard Saint Germain à Paris propose une lecture claire et différenciée au sein de ce grand bâtiment. Si j’ai du mal à accrocher sur les black et purple label, la gamme Polo Ralph Lauren m’a le plus souvent enthousiasmé pour sa recherche permanente et son brassage de références. Ce fut sur une esthétique d’aristocratie nouvelle Angleterre que monsieur Lauren se lança, déclinant des classiques anglais dans un répertoire américanisé, loin de l’authentique, mais toujours à la recherche de l’effet; honnêtement beaux effets, malgré l’hyper-commerce qui en est fait. L’article qui a accroché mon regard ce printemps est un croisé en seersucker. Curieux produit me direz vous, mais quel attrait:  Enfin pour ce jour, la prestigieuse maison française Façonnable basée à Nice, très présente aux États-Unis continue de décliner, avec sa nouvelle équipe dirigeante, l’allure de la Cote d’Azur des années 30/40. Déclinés dans une large palette de couleurs allant du bleu au blanc, les tons cette saison sont doux et clairs. Les tissus, du lin au coton, en passant par l’association subtile de la laine et de la soie donnent aux vêtements légèreté et souplesse pour un toucher soyeux. La veste qui m’a le plus enthousiasmé est une sorte de saharienne, le produit classique par excellence. Réalisée dans une magnifique laine grège, vous pourrez la compléter avec un chino et des richelieux bi-ton: 

Nous continuerons un jour prochain… Je remercie Mme. Ganme du service publicité et image de Façonnable.


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Découvrons ce soir deux autres maisons qui me sont chères. Commençons par la très réputée maison Breuer, toujours réputée pour ses cravates et qui s’est lancée voilà quelques temps dans le prêt-à-porter. Les couleurs y sont toujours très étudiées, des gris aux bleus en passant par les beiges dans des tons toujours légers, très italiens. La gamme n’est pas très étendue, mais cela suffit. Notons également le bon goût de la maison Breuer qui appelle régulièrement l’ami Floc’h pour esquisser des figurines représentatives des collections! Toujours un grand plaisir à regarder. Cet été, Breuer donc a réalisé une petite prouesse technique avec un blazer bleu en laine Loro Piana, traitée infroissable, et surtout totalement non doublé. Cette veste dite ‘foulard’ car non entoilée, non épaulée est une petite merveille. Jetez un coup d’œil à la fabrication du dos, notamment au raccord du pied de col, une prouesse que je vous dis! Et le blazer reste la tenue internationale la plus adéquate dans beaucoup de situations. Remarquons également les très jolies cravates en soie délavée, non doublé:Passons ensuite le channel pour découvrir les produits de Hackett, maison que l’on ne présente plus. Si la qualité n’est plus ce qu’elle était, le travail toujours renouvelé de ‘style’ est agréable à observer. En tout cas chez Hackett, vous trouverez des vestes, un nombre très important même! Que ce soit du blanc au bleu en passant par le lin et la laine, la proposition en terme de vestes – ce pivot de la tenue masculine – est parfaite. Après, chacun peut se faire son idée, pour ou contre l’ultra commerce, le fait est que les produits y sont variés et plutôt réussi. Cet été d’ailleurs, deux vestes ont retenu mon attention. La première d’entre elles est un modèle deux boutons en coton gratté, bleu marine avec des boutons blancs, et surtout des coudières en daim blanc. Je sais que ce genre de détails vieillissent vite, mais l’effet est superbe. Cela reste simple, sans fioritures et peut aller avec tout!Dans un genre similaire de veste à usages variables et très estivaux, j’ai aussi remarqué cette petite merveille en chevrons de laine et cachemire Loro Piana (encore eux, ces italiens bouleversent tout avec leurs feutres légers!). La version grise n’est pas tout à fait mis en avant par la communication de la maison, mais elle vaut le détour. Elle est qui plus est non doublée, ce qui lui confère une légèreté peu égalée. Avec un simple chino bleu ciel, pourquoi pas le must have de la saison, classiquement.

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Arpentons ce soir le haut du boulevard des Capucines à Paris pour trouver au 12 le célèbre magasin Old England, dont nous avons déjà parlé. Si le magasin vivote encore un peu, le fait est que les travaux s’enchainent (rayon féminin, devanture, actuellement rez-de-chaussée) d’une manière satisfaisante. Enfin ce grand navire de l’élégance parisienne reprend des couleurs, animé il faut le dire par une équipe dirigeante entreprenante! ‘Quality First, Sincerity et Confidence‘ figurent sur les armoiries depuis maintenant 140 ans. J’écrirai certainement un article plus tard sur le magasin lui même. Ce soir concentrons nous sur deux marques dont Old England d’abord. Surtout connu pour ses cravates, chemises et costumes, il existe aussi un petit choix de vestes sports classiques à la réputation éprouvée. J’ai retenu un modèle trois boutons en prince de Galles beige, un choix d’évidence pour les instants de détentes, à la ville comme à la compagne:

Autre enseigne marquante présente au sein de la maison, Albert Arts, évidemment. Là aussi, il y aurait à écrire sur la philosophie de cette maison par comme les autres, créée par le maître de l’élégance niçoise, M. Goldberg. Sports mécaniques et décontraction d’anglais en goguette, tels sont d’une certaine manière les principes esthétiques poursuivis par monsieur Albert. Deux blazers m’ont marqué, toutes deux légères. Des vestes ‘faciles’ pourrait-on dire. Réalisées dans des cachemires italiens (certainement Loro Piana encore) très doux et pas forcément fin d’ailleurs, elles ont une allure de décontraction évidente. Avec le petit drapeaux anglais pour signifier l’origine des produits (la promenade des Anglais à Nice), elles expriment quelque chose de très estival:

Le deuxième modèle (aussi en trois boutons à poches plaquées, plutôt court) est quant à lui disponible en demi-mesure dans un grand nombre de coloris, tous très chaleureux. J’ai choisi celle en cachemire vert d’eau. Curieuse couleur me direz-vous, mais vous serez sûr de pas croiser un produit similaire dans la rue… Je vous conseille d’essayer ce modèle, une réelle impression de légèreté s’en dégage, comme si vous portiez un simple sweatshirt…

Je remercie M. Geoffroy du service RP de Old England.

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Ici ce fini ce long article sur les diverses maisons de prêt-à-porter que j’apprécie… Ce fut un véritable de plaisir de découvrir tant de richesses, de découvertes et d’inventivités. Il me semble toujours vivifiant de regarder ce que les autres font, surtout dans le prêt-à-porter où la rapide évolution des modes brassent quantité de matières, de couleurs et parfois de coupes. Cela oblige à réfléchir à son propre travail.

Tentons maintenant un résumé général des produits. J’ai noté immédiatement dans toutes les maisons que l’heure était à la retenue. Les coloris sont sobres, très souvent uni. Quelques enseignes se sont tentés sur les carreaux, mais je pense que ce n’est pas l’époque, peut-être un effet ‘crise’. Les produits classiques sont en tout cas à l’honneur, même chez les plus avant-gardiste, comme le seersucker ou les simples lins. De même, les gammes ont rétréci, pour pallier à des ventes en difficultés.

Qui plus est, l’été reste une saison difficile pour l’élégant, les chaleurs le faisant défaillir… Le coton n’est jamais à recommander. S’il ne froisse pas beaucoup, il respire assez peu. Le lin respire mais froisse, sauf à le prendre dans de forts gramages. La laine reste finalement un bon compromis, les fresco ou les mohairs étant les plus indiqués, avec les mélanges soie/lin/laine. J’espère que ce petit tour vous aura ravi et donné quelques idées. Sans pour autant aller dans les maisons citées, vous pourrez aisément construire votre silhouette dans d’autres enseignes, l’important étant l’aisance et l’allure, l’un avant l’autre ou vise versa…

Julien Scavini

Dissertons sur le style

Si je n’aime pas trop les grands discours, il va être ce soir question du mot style, employé trop souvent à mon goût ou en tous les cas systématiquement dans un sens peu satisfaisant. Combien de fois n’a-t-on pas entendu un vendeur ou tout autre faisant vous expliquer que ce revers trop petit ou ce pantalon trop serré vous apporte du style ou encore mieux, que ça a, intrinsèquement donc, du style ! Je trouve pour ma part que ce terme recouvre souvent un péché d’audace inqualifiable. Je vais tenter de m’expliquer…

De mon point de vue d’architecte, le mot style est un terme grec qui signifie colonne, un style = une colonne, la colonne renvoyant dans les ordres architecturaux aux chapiteaux : toscan, dorique, ionique, corinthien, composite. Donc, en architecture, lorsque nous parlons de style, nous désignons en fait l’ordre : ce temple est dorique, parce que ses colonnes (ses styles) sont doriques. Ce sont les quatre ou cinq ordres – ou styles classiques – qui définissent toute la base du vocabulaire descriptif. Et surtout, ces ordres sont porteurs d’un sens plus grand qu’eux: le dorique représente la masculinité, la force, le ionique la féminité, solide et élégante et le corinthien par exemple la féminité vierge, la grâce et la finesse. Ces représentations sont issues de mythologie  comme le relate Vitruve : pour le corinthien, une demoiselle qui aurait oubliée son seau dans une fougère etc…

Pour qu’il y ait ordre, en architecture ou dans l’univers vestimentaire, il faut qu’il y ait un dispositif technique et sa résultante formelle, donc une production et aussi une reconnaissance, populaire et surtout savante, donc une institutionnalisation (l’autoritas des Beaux-Arts). Une idée, une envie dans la tête d’un tailleur (de pierres ou d’habits) peuvent déboucher sur deux phénomènes : son utilisation passagère donne naissance à une mode alors que son itération permanente  l’érige en style.

Mais quel style ? Le petit Larousse donne plusieurs pistes dans le sens que je défends : ensemble des caractéristiques, résultant de l’application d’un certain système technique et esthétique, propres aux œuvres d’une époque, d’une école, d’un artiste, etc. Je considère alors le style comme un mouvement d’envergure, quelque chose de global auquel nous referons. Et dans la garde robe masculine, je ne crois pas discerner beaucoup de styles : le classique (fait de laines naturelles ☺) et le contemporain (plus influencé par le plastique ☺). En voyez-vous d’autres ? Peut-être les styles anglais et italiens, mafieux, Ivy League? D’ailleurs Aristote ne s’y trompait pas lorsqu’il disait que la première qualité du style, c’est la clarté. D’autres y ont ajouté comme Baudelaire l’exigence de vérité.

Quel style: classique certainement, touche contemporaine pour la coupe de la veste, une allure décontractée…

Après, nous pouvons également entendre parler de style pour des maisons – j’entends par là des entreprises commerciales. Le style Cifonelli par exemple bien que je ne pense pas que ces honorables tailleurs utilisent pour eux-mêmes ce terme. Je préfère alors le synonyme d’esthétique : cette maison possède une esthétique bien à elle… Et ce n’est pas parce que cette entreprise de confection propose des vestes sans poche poitrine (pas Cifonelli bien sûr) que c’est un style : c’est un argument commercial tout au plus !

Descendons encore d’un niveau, à celui de l’individu… Notre époque libérale a érigé en centre de son intérêt -qui n’est plus commun- la personnification comme mode de fonctionnement. Tout le monde ne forme plus un, mais tout le monde est unique comme dirait Thatcher… Dès lors, chacun est un style. A en croire les commerciaux et les publicitaires, voire même tout un chacun (surtout dans les boutiques autour des Halles à Paris un samedi après-midi), il est de bon ton d’avoir du style, évidemment le sien. Une autre entrée du Larousse consacre ce fait : façon particulière dont chacun exprime sa pensée, ses émotions, ses sentiments, bref autant d’étalages différenciés d’une pudeur qui n’est plus.

Mais je peux concevoir qu’un gentleman, par sa mise, possède quelque chose de plus qui lui est personnel. Alors, si je peux me permettre, je dirai simplement que cette personne a une allure qui lui est personnelle, qu’elle a simplement de l’allure ou que son esthétique est très étudiée; qu’il a du panache et surtout qu’il a l’air naturel dans sa démarche. Je trouve cela un peu plus humble.

Il se trouve par ailleurs que quelques élégants se sont forgés une grande esthétique, à tel point qu’elle est reconnue de tous et admirée. Peut-être pouvons-nous alors parler d’un style personnel, propre aux artistes d’ailleurs (les seuls qui l’expriment d’une manière intéressante pour autrui). En tout cas, vous ne verrez jamais un gentleman revendiquer son style, cette activité est exclusive des voyous.

Style classique là encore mais dans une lecture osée, certainement joyeuse!

Le sens porté par un style renvoie donc inévitablement à un univers référentiel, à un corpus comme dirait les universitaires. Il n’est pas seul et ne peut dès lors par être pris comme tel. Il ne se limite pas à lui même et ne peut donc pas être utilisé comme qualificatif: cette pochette vous donne du style – faux, quel style? de l’allure au mieux! Utiliser le mot style d’une manière si courte est le signe d’une grande inculture! S’habiller dans un style anglais traditionnel, c’est référer, par exemple à l’élégance des princes d’Angleterre, et donc à l’univers de valeurs qui s’y rattache; alors que se vêtir dans un style italien très sprezzatura (pour reprendre un terme en vogue), ce serait plutôt rechercher ce petit côté villégiature sur la côte amalfitaine, bref, un positionnement existentiel dans tous les cas, chacun peut y rattacher ses propres envies. Il faut se positionner!

Enfin, j’espère que ces quelques pensées vous engageront dans le débat. J’ai tenté dans cette ébauche de proposer ma vision rationnelle du problème, du point de vu du gentleman passionné de beautés. Je m’arrête ici pour l’instant et termine sur cette citation d’Alain : le propre des hommes passionnés est de ne pas croire un seul mot de ce que l’on écrit sur les passions.

Julien Scavini

Quand les cloches reviennent…

… ce sont les enfants qui se régalent de chocolats! L’occasion ce soir pour Stiff Collar de présenter un répertoire peu courant, celui des bambins, évidemment caricaturé dans ses années d’intérêts: les années 30.

S’il est bien une tradition qui s’est perdue, c’est celle des portraits de familles, sauf pour quelques familles versaillaises, qui heureusement perpétuent cette tradition pleine de sens, et utile pour les futurs généalogistes. Commençons par mes propres archives, mon arrière grand père avec ses frères et soeur, pour une séance pour le moins maritime:Continuons donc sur le chemin des culottes courtes et des chaussettes par une petite pause entre deux têtes blondes des années folles, divinement bien habillés, dans un style un peu formel bon pour aller voir grand mère:Pour les petits garçons qui n’acquerront leurs premières paires de pantalons qu’aux alentours de 16 ans, le temps est aux bermudas dirait-on aujourd’hui, complétés par de hautes chaussettes de laine. Cela permettait de suivre au fur et à mesure l’évolution de la taille sans surcoût de tissu. La maille était plus à l’honneur que le tissage. Entre les pulls et autres cardigans, cela permettait une confection maison à l’aide d’un fuseau et de deux aiguilles à tricoter…

J’espère que la collecte des oeufs fut excellente pour les petits et les grands et que cet article vous rappelera peut-être d’heureux souvenirs, ou inspira les nouvelles générations…