Points de coutûre en culture tailleur

La fin de ma première semaine à l’Association de Formation Tailleurs est l’occasion de présenter les points de coutures qui sont régulièrement utilisés pour la confection des vestons et autres pantalons en culture artisanale.

La planche ci-après reprend en dessin tous les points.

Les points de coutûre en culture tailleur
Les points de couture en culture tailleur

La nomenclature est la suivante :

Point 1, appelé point de surfil. Il permet de tenir le bord des tissus qui s’effilochent. Normalement, il se pique par l’envers et présente des diagonales sur l’endroit. C’est un point assez long à réaliser. Certes les machines le font très bien, mais en culture tailleur, il est réalisé à la main pour clore les tissus de passepoils et autres délicatesses de petites tailles. Dimension, plus ou moins 3mm du bord et en pas.

Point 2, appelé point arrière. C’est un point très solide dont le pas est de 4 mm. Il présente sur l’endroit un pas de 4mm mais sur l’envers un point de 8mm, car il est réalisé par retour arrière systématique.  Il sert à la fois à construire le vêtement (point d’arrêt des passepoil par exemple) ou à rabattre des doublures. C’est un excellent point visible, mais il demande de la dextérité et de la régularité alors.

Point 3, appelé point quart-arrière ou point perdu. C’est un point solide dont le pas est de 4mm mais dont le piqué arrière est de 1mm. Il présente alors de petit points (visible ou pas suivant le fil utilisé). Il est très utilisé pour tenir les passepoils de manière invisible, mais également rabattre les doublures. Il permet de réaliser également le sur piquage des revers.

Point 4, appelé point coussin. Il présente une succession de crois asymétriques et permet de relier diverses couches de tissus, ou de clore des ourlets.

Point 5, appelé point de bâti simple. Réalisé en fil de coton, il permet de tenir des toiles en cours de façonnage.

Point 6 et 7, appelés points chevron. Ils permettent de piquotter les toiles de constructions du vêtement. Réalisés en fil de coton, il tient des toiles de plastron, réalisé en fil de couture, il tient les toiles de revers à la toile de laine pour ‘rouler’ le revers. S’il est facile à réaliser dans l’esprit, le piquottage des toiles de revers est ardu. Ces deux points sont réalisés en décalés l’un de l’autre pour éviter le désagréable effet ‘tunnel’ qui peut se créer en roulant, pour obtenir un entoilage homogène.

Point 8, appelé point de boutonnière. Il est réalisé en cordonnet de soie épais et présente une succession de point reliés par des nœuds. S’il est également facile à réaliser dans l’esprit, il devient ardu lorsque les points sont serrés autour du crantage de boutonnière et de son œillet.

Deux autres points s’utilisent également souvent, le point coulé et le point de côté. Le point coulé est long est délicat, il permet de dissimuler une couture qui ne peut être faite par l’intérieur. Il est utilisé pour les poches plaquées. Quant au point de côté, il permet de rabattre des doublures notamment avec discrétion.

Enfin, le dernier qui est un point de bati, le crochet tailleur, qui est un fil de bati simple auquel on donne beaucoup de souplesse et de lacheté pour créer un fil bouclé. Cela permet de repérer après patronage le tracé sur deux toiles en symétrie pour créer les deux pans droite et gauche. Une fois bouclé, on écarte les deux toiles, et on coupe le fil, dès lors on obtient un tracé parfaitement symétrique.

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