Gatsby Le Magnifique, Part. 2

La semaine dernière, j’avais l’occasion de vous faire découvrir une belle et importante volée de photos sur le Gatsby de 1974. Continuons ce soir ce tour d’horizon grand format.
Pour commencer, quelques photos sans vêtement, simplement avec l’humeur du film. Quelques plans telles des peintures. C’est tout le charme de ce film, d’être composé comme une succession de tableaux exquis.

Avant de m’intéresser au personnage presque principal du film, Nick Carraway, faisait un petit détour par le personnel de maison, serviteurs, valets et cuisiniers. Le tenues sont tout à fait charmantes et pleines d’humeur ! Le gilet rayé horizontal jaune et noir, comme Nestor dans Tintin, est toujours et encore là. La queue-de-pie est légèrement incongrue il me semble. D’autant plus que le pantalon apparait gris. Une jaquette sera plus logique, de jour et avec la cravate noire. En même temps pour avoir fouillé un peu le sujet, il semble qu’à Buckingham Palace, la queue-de-pie à boutons dorés soit en usage le jour. Avec un pantalon noir toutefois.

Un petit peu en dessous, admirez le spencer blanc, boutonné d’une chainette argenté. Très élégant, d’autant que le pantalon monte bien haut. Les serveurs au buffet, quant à eux, portent des spencers croisés jamais vu mais tout à fait intéressant !

Passons aux cuisines du bon Gatsby. Dans les années 70, la cuisine française très traditionnelle était l’objet d’un culte immodéré de l’autre côté de l’Atlantique. Alors qu’ici apparaissait la « Nouvelle Cuisine », aux Etats-Unis, la bonne cuisine, la vraie, la franche était incarnée à la télévision par des personnages tels Julia Child ou encore le chef Jacques Pépin. Une cuisine où la crème et l’envie de flamber au cognac est très présente. Un imaginaire à la Escoffier délicieusement transcrit sous l’œil des caméras.

Une petite pensée pour l’élégance des deux orchestres de la fête organisée par Gatsby. Oui, deux orchestres à la même soirée ! Diantre. L’un en smoking bleu, l’autre en queue-de-pie blanche, façon Cab Calloway.

J’ai bien aimé par ailleurs le chauffeur qui apporter un poulet à Nick Carroway. Superbe livrée :

Nick Carroway qui reçoit par ailleurs moult attentions de son prestigieux voisin. Jardinier et fleuristes viennent à son secours. J’aime les tenues des fleuristes, casquette, papillon noir, chemise à poches, ton sur ton du pantalon. Simple et digne. Si chic pourtant.

Pour les lectrices, je mets quand même une femme à l’honneur, la femme de chambre, à l’habit parfait !

Enfin, passons à Nick Carraway. Jeune homme de la petite bourgeoisie, cousin éloigné de l’héroïne féminine du film, il est le spectateur narrateur de l’histoire. Habitant une merveilleusement petite maison de bois au bord de l’eau, il découvre son éminent voisin, Gatsby, et devient le témoin clef de sa vie, du moins de cet instant fugitif et frénétique de sa vie. Nick est un personnage secondaire du film. Pourtant le jeune Sam Waterston, 34 à l’époque, donne au personnage, plutôt insignifiant, une force qui lui fait transpercer l’écran. Caractère candide et suiveur, timide, Nick Carraway suit et subit les évènements. C’est le calme dans cette tempête de quelques jours. Il n’incarne pas les années folles. Il les subit avec calme. Et ses tenues, plus décontractées, plus détachées de la mondanité, le reflète.

Commençons toutefois par ce costume trois pièces blancs, très habillé en apparence. Mais qui pourtant dissimule quelques éléments décontractés, comme les poches plaquées et la martingale dos. Un chic délicieux.

Il porte en quelques autres occasions le costume, brun, beige ou marine. Les cravates à motifs « paisley » sont merveilleuses. Ses cols sont maintenus par une épingle dorée.

Charmant blazer par ailleurs, avec pantalon blanc. Prêt pour prendre la mer !

Trois gros plans ensuite. Au dos du pantalon de Nick, une poche à rabat d’un côté, une poche simple de l’autre. Toujours et encore de belles cravates et une sublime chemise jaune rayée blanc.

Puisqu’on est sur les pantalons, voyez le modèle ci-dessous, à patte prolongée, de la même manière que sur mon modèle S3. Eheh je ne l’ai pas inventé, beaucoup le font. J’avais bien vu dans un vieux film une telle attache. Mais je ne me souviens plus où. Voici une référence efficace. Admirez ce cardigan par ailleurs. Le col est … présent !

Nick Carraway, plus décontracté, met aisément des mailles, encore très vêtement de « pêcheur » à l’époque, Gabrielle Chanel est à peine en train de les prendre pour les femmes et les hommes en 1920, surtout dans la bonne société, n’y font guère appel. Le premier modèle, un pull sans manche flaire bon le cachemire. L’encolure superposante est intéressante ! Le col rond en dessous est très beau dans sa simplicité par ailleurs. Admirez enfin les chaussures bicolores. Quelle beauté !

Notez aussi la robe de chambre en coton, si simple et si fraiche !

Mais hélas, comme souvent les grandes histoires, la fin n’est pas heureuse. C’est le destin qui frappe, souvent sans prévenir. Nick Carraway enfile alors sont élégant costume sombre. C’est là que je me dis, que décidément, les vestes longues, c’est superbe et plein d’allure !

Voilà, c’est terminé pour ce grand tour d’horizon de Gatsby. Enfin, pas tout à fait terminé. La semaine prochaine, on en reparle, et plus généralement des années 70. Je vais tenter une petite mise en perspective du sujet par rapport à aujourd’hui ! Portez-vous, c’est important ces temps-ci.

Bonne semaine, Julien Scavini

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