Ce soir nous allons tenter de faire le tour des différents cols de chemise que l’on peut trouver sur le marché, plus ou moins courants, plus ou moins chics, plus ou moins modes. Je dis tenter, car le nombre de possibilité est sidérant, surtout depuis l’avènement des chemisiers industriels à votre mesure. Je tenterai également de nommer correctement les cols, ce que les vendeurs ne savent pas bien souvent faire…
Premier tableau:
A- Le col classique, ou col français, avec une petite ouverture. La version B est plus authentique, avec les rabats du col qui partent du même point, en haut du col, ce qui donne un effet ‘hirondelle’, comme les modèles de Lino Ventura dans certains films. C, le col à pointe ronde, détail transférable sur d’autres types de col.
D- Le dérivé du col français, mais boutonné, appelé col américain ou button down (nous partageons beaucoup de détails sartoriaux avec nos amis US). Inventé par Brooks Brothers dans les années 30 pour les joueurs de Polo, il s’est largement démocratisé pour son côté pratique et décontracté. PS: ne le portez pas avec une cravate au travail, c’est tout à fait déplacé.
E- Le col semi-italien (j’insiste sur le préfixe semi). C’est peut-être le col le plus répandu, tout à fait ‘business’ et de très bon goût.
F- Le col italien 1 est le col premier col spread aussi appelé col cut away. Spread signifie étendu et caractérise la largeur d’ouverture qui dégage largement la base du cou. Ce col est aussi très marqué business. Son origine se trouve en Italie (d’où il tire son nom) mais ce sont les anglais qui l’ont démocratisé au début du siècle avec les premiers voyages touristiques en terre romaine. Certains vendeurs l’appellent col anglais, ce qui n’est dès lors pas faux, même si le col anglais est un autre modèle (H et I)…
G- Le deuxième col spread (ou italien) est le col full spread. C’est l’étape ultime de l’ouverture de cou, très prononcée, très chic, necessitant de bien nouer la cravate en place, très à la mode actuellement.
H- L’un des premiers cols dit anglais est le col boutonné sous patte. Il est semblable dans son rendu au col boutonné (I), cet autre col anglais, très formel, qui donne un petit côté old school, ou même pire… hautain (cf. Dominique Paillé…)
J- Le col officier, avec un bouton sur le pied de col ras.
K- Le col mao, sans bouton sur le pied de col mais une fente.
L- Le col Charvet (sans garantie). C’est un col un peu mode, par forcément nouveau, porté notamment par Ozwald Boateng qui est caractérisé par sa ligne brisée.
Et enfin, les deux derniers cols sous-nommés M et M sont dans l’ordre: le col à lavallière et le col cassé. Le premier possède des points allongées, créant un effet de col classique sur l’avant, à la différence du second, très caractéristique avec ses deux petites pointes qui passent au dessus du nœud papillon (ou de la cravate)…
Pour finir ce petit tour, sachez qu’un col classique et de goût possède des dimensions modérées (comme les gentlemen). La hauteur normale du pied de col est de 3 cm et les pointes de 7 cm, pour les cols business notamment… Les cols à deux boutons en pieds seront plus hauts, et ceux à trois boutons à proscrire, car trop ‘matuvus’ de notre avis, de même que les modèles surpiqués en couleur. Les types les plus chics sont souvent ceux qui présentent de légers effets de froissements, de plis au repassage, que l’on ne trouve plus du fait de l’usage de toiles thermocollantes. Les cols sont habituellement remplis de toiles de percaline (coton fin), piquotées comme des cols de veste.
Plusieurs maisons proposent à Paris des chemises réellement sur-mesure (càd au sens de la loi: réalisée avec trois essayages au moins, dans des méthodes artisanales): Courtot, Lucca, Charvet, Demagne, Rolly. Les deux premiers proposent des tarifs moyens (commençant à 200€), le troisième des tarifs bien plus chauds! Pour ce qui est des fabricants industriels, internet en regorge, régalez vous! Sinon Hilditch & Key, Lanvin, Hermès, Old England, Brooks Brothers proposent de bons produits PàP.













Pour la marche, une veste droite imperméable sera de bon aloi. Trois quart, elle permettra un bon jeu de jambe pour les promenades. Réalisée en gabardine de coton avec un intérieur en velours, elle est réversible. Les larges poches de côté (sur des modèles de poche poitrine) permettent de tenir les main au chaud. Un bon pantalon de tweed, pourquoi pas à carreaux fenêtres, c’est la mode du dépareillé inversé (
Pour la pêche, visons du sérieux, à savoir cette veste coupée dans un tissus type Gore-Tex, tout à fait imperméable à la pluie et au vent, chaude, légère et lavable. La plaque d’épaule est réalisée dans une couleur différente. Des poches à soufflets et à pli creux permettent de promener ses accessoires et de larges poches ventrales permettent d’attendre le goujon les mains au chaud.
Pour une visite au paddock, préférez donc cette large veste à col raglan dotée de trois poches extérieures à rabats. Réalisée dans une laine chaude, elle est doublée aux manches d’un fin coton, et son ouverture est réglée par une doublure de protection sur le devant. Les poignets sont dotés de caoutchouc permettant un resserrement sur les gants, pour ne pas faire manche à air à grand galop.
Alors évidemment, il convient de ne pas porter le gilet à revers avec n’importe quelle veste. Reprenons les conseils de
ou à la campagne, plus facile notamment en soirée où le compromis élégance/contrôle thermal est optimisé:
Pour ce qui est des couleurs, soit vous préférez le complet (gilet, veste et pantalon sont de la même matière), soit le dépareillé, avec un gilet d’une laine différente, mais c’est alors une histoire plus compliquée, mais peut-être plus ‘moderne’ ou ‘mode’… Pour ce qui est des poches, le gilet est le lieu des fantaisies tailleurs. La norme est quatre poches (du type poche poitrine). Mais vous pouvez trouver des poches passepoilées à rabats, des poches à passepoilées simples, des poches paysannes (un seul et haut passepoil) et que sais-je encore…