France 2 diffusait vendredi soir le quatrième opus de la série télévisée adaptée des romans de Jean-François Parot et consacrée aux enquêtes secretes de Nicolas Le Floch pour le compte du bon roy Louis XV.
Si l’épisode de ce vendredi intitulé ‘L’affaire Nicolas le Floch’ était quelque peu décevant du point de vu de la dramatisation, et surtout à cause du rendez-vous manqué avec l’androgine chevalier d’Eon, il faut bien admettre que cette série brille par son esthétique. Que ce soit les décors ou les costumes, tout est résolument parfait! Tellement parfait que nous avons passé la soirée à détailler les habits au lieu de suivre l’intrigue.
Ces vêtements amples, souvent gansés (ou surtachés suivant le terme consacré), fait de belles étoffes sont incroyable. Largement inspiré du vestiaire chasse français, ils définissent un beau répertoire de couleurs et de formes, largement tombé en désuétude par l’apprentissage des codes Beau Brumel. Par peur de nous redire, nous éviterons de faire un paragraphe sur l’interêt de la Maison Arnys à ce sujet, mais cela a donné des idées de tenues à Stiff Collar:
L’un des traits notables des tenues du Grand Siècle est leur non-appropriation de l’emmanchure. Il nous semble souvent voir des habits présentant soit pas de manches, soit des manches bouffantes, plus proches du flou que de la culture tailleur. Cela nous a donné l’idée d’un ensemble gilet + pantalon quelque peu différent des habitudes: gilet long en cachemire anthracite à poches cavaliers, petit revers, l’ensemble gansé de soie verte; pantalon de la même étoffe très serré (17cm en bas), avec poches postiers et bas à boutonnières. Le manteau allant avec est en fait une réédition des parures mousquetaires, d’une seule pièce couvrante. La chemise à col et poignets blancs est crème à rayures couleur lavande. Le noeud papillon complète l’ensemble.
Les parties de chasse étaient jusque dans les années 60 des rendez-vous privilégiés pour le monde, permettant de s’évader pour un court instant de la ville. Les chasses du président Coty à Fontainebleau ou Rambouillet étaient célèbres pour rassembler les ambassadeurs, épaulés de gens d’armes, les bien nommés.
Durant rarement plus qu’un week end, ces rencontres plutôt aristocratiques étaient l’occasion d’un déménagement important de personnel et de matériel, créant un lien entre économie de la ville et économie de la campagne. Le très intéressant livre de Mark Girouar intitulé La vie dans les châteaux français, du Moyen Age à nos jours relate avec force détails ces allées et venues.
De même, l’une des grandes figures cinématographiques qu’est Robert Altman signa à ce sujet l’excellent film Gosford Park, (2002) qui relate avec brio les mécanismes à l’œuvre pour aller tirer le pigeon (ou le tetra).
Ainsi, les grandes résidences de campagnes possédaient un personnel nombreux et hiérarchisé. Étudions la sociologie d’une maison habitée par un couple et leur fille, et conviant trois autres couples, soit neuf convives. Il fallait:
Un majordome (qui est attaché à la gestion du personnel, butler en anglais)
Une femme de charge appelée parfois gouvernante (qui est attachée à la gestion de la maison)
Le valet de Monsieur
La femme de chambre de Madame
La première femme de chambre (attachée aux autres chambres), attachée à la fille
Une femme de chambre, faisant le ménage, les chambres etc…
Deux valets de pied (footmen en anglais), pour le service et l’assistance au majordome
Une blanchisseuse
Une cuisinière
Quatre filles de cuisine
Un armurier pour la gestion du râtelier
Un garde chasse pour gérer le domaine
Huit rabatteurs, embauchés parmi les habitants du village pour servir de gens d’armes
Deux chauffeurs
Cinq garçons de maison, aidant aux tâches lourdes (transport du charbon, ménage etc…) sous les ordres du majordome
Cinq filles de maison pour aider dans toutes les tâches ménagères, sous les ordres de la femme de charge
A ce personnel de la maison s’ajoute le personnel des trois couples conviés:
Trois chauffeurs
Trois valet de Monsieur
Trois femmes de chambre de Madame
Nous arrivons ainsi au chiffre vertigineux d’une cinquantaine de personnes servant neufs convives invités à chasser, ce qui faisait de ces maisons de véritables hôtelleries de campagne. Le film de La Règle du Jeu de Jean Renoir permet de comprendre les systèmes sociaux à l’œuvre. Le soir dans tous les cas, et même si le tweed est de rigueur dans l’après midi, c’est white tie!
L’achat de ces livres s’avère en revanche assez onéreux (comme pour tous les beaux livres). Rendez vous sur Amazon ou alors à la Hune, célébre librairie d’art de St Germain des Près!
Loin de trancher entre grande mesure tailleur et prêt à porter de qualité, Stiff Collar a pour but de faire vivre un imaginaire, celui d’hommes bien vêtus. Dans ce monde de la réalité immédiate et de l’information continue et confuse, nous cherchons un état de pensée idéalisé dans lequel vivre, se sentir vivre.
Dès lors, l’art du vêtement apparait comme l’un des derniers remparts que l’on puisse ériger entre nous et la société. La confection est l’une des dernières grandes spécialité à savoir créer, matérialiser un rêve, que ce soit d’une époque ancienne, fictive ou future. Se faire tailler une veste de cavalier et des bottes chez John Loob permet de goûter à un luxe passé et désuet; se faire confectionner un costume au cran innovant permet de se sentir avant-gardiste. Chacun peut y trouver son compte, dans le respect de traditions qui savent évoluer et se reconstruire.
A l’image du sympathique Marc Guyot, cela flaire bon la bonne humeur et les atmosphères bon enfant. Se délecter des costumes d’Oss 117 ou du Petit Nicolas replonge dans un univers qui donne envie, fait sourir peut-être aussi. Car après tout, nous évoluons dans ce milieu de l’élégance, par soucis de sérieux d’abord et de plaisir ensuite, ce qui compte au dessus des querelles.
Merci aux quelques deux cents lecteurs qui passent ici chaque jour! Puissent-ils trouver l’état idéal, pour comme disait Saint Laurent, vivre en beauté!
MàJ: Comme un fait exprès, citation d’une interview de Jean Pierre Jeunet réalisée par le figaro du 28 Octobre 2009, à propos de sn dernier film:
Vous n’en avez pas marre d’être nostalgique ?
Non. Une idée court actuellement en France, selon laquelle être nostalgique, c’est être rétrograde, réactionnaire, voire fasciste. C’est l’un des a priori les plus cons de ces dix dernières années, véhiculé par des handicapés de l’émotion. La nostalgie, ce n’est pas vivre dans le passé.
Commençons cet article par une affirmation que l’on a tous souvent entendu. Cette semaine encore donc, un ami m’a dit qu’il s’était fait faire un costume sur mesure chez un tailleur pour 350€.
Deux problèmes dans cette proposition: la notion de ‘sur mesure’ et l’appellation ‘tailleur’. Car il va de soi à qui s’y connait un peu qu’à moins de 2500€, il n’est point fait référence au tailleur traditionnel.
La loi de juin 1947 et son décret d’application de janvier 1955 relatifs à l’appellation ‘tailleur’ stipulent en article 1 que:
Est interdit et considéré comme une tromperie sur les qualités substantielles de la marchandise au sens de la loi du 1er août 1905, l’emploi de toute indication, de tout signe, de tout mode de présentation, en particulier par usage du mot « tailleur » ou de toute autre dénomination comprenant ce mot, susceptible de faire croire à un acheteur qu’un vêtement masculin a été exécuté suivant les procédés techniques conformes aux usages loyaux et constants de la profession de tailleur, qui comportent la coupe individuelle aux mesures exactes du client, lorsque ledit vêtement n’a pas été exécuté dans ces conditions.
Mais bien évidemment, personne ne connait cette définition, même certaines maisons de confection, qui pèchent par naïveté. La loi stipule donc:
– vêtement tailleur: tout vêtement masculin de dessus dont le client a choisi le tissu et le modèle, et pour l’exécution duquel les opérations de coupe, d’essayage et éventuellement de retouches, sont faites par une main d’œuvre spécialisée, d’après les mesures personnelles du client prises préalablement à l’unité.
– vêtement sur mesures mode industriel: le client a choisi le tissu et le modèle, et dont l’exécution déterminée d’après les mesures personnelles du client implique des opérations d’essayage et de retouches, ledit vêtement étant d’autre part fabriqué selon la technique industrielle du vêtement de confection.
– petite mesure façon confection: tout vêtement masculin de dessus, coupé à l’unité, exécuté selon les procédés de la fabrication en série à la convenance et aux conformations particulières du client qui a choisi, au préalable, son tissu.
Voici donc pour l’état des lieux. Alors, la fédération française des maîtres tailleurs s’est proposée de réécrire la loi, partant d’une idée simple, faire respecter ce décret et le mettre à jour, notamment pour éviter cet encart très long de vêtement sur mesures mode industriel. L »idée, introduite par Mickaël Ohnona, est bonne, mais manque certainement d’étoffe, de lobbyistes et de députés…
Voulons nous l'idéal?
Mais repartons des faits. Il est devenu certain que l’imaginaire collectif entretient avec le nom de tailleur une relation ambigüe qu’un loi seule ne peut plus, ou pas régir. Malgré le fait que je sois dans la partie, plutôt côté Tailleur (au sens de la loi donc), je ne peux pas passer mon temps à reprendre systématiquement amis et connaissances… Et doit bien avouer que je me range aisément du côté du plus grand nombre, n’en déplaise aux puristes, je m’explique…
Nous venons de constater qu’aux pays des grandes traditions, je veux parler de l’Angleterre, le débat est aussi ouvert. Le terme bespoke, qui signifie pour tout puriste le summum de l’élégance à l’unité, vient d’être ouvert par une décision de justice, faisant suite à la plainte de la Savile Row Assoication contre un confectionneur industriel (qui a donc gagné l’usage du mot).
En dehors du Larousse qui fait référence à l’Artisan Tailleur, toutes les autres définitions se résument ainsi: Personne qui taille des costumes sur mesure pour homme. D’ailleurs, c’est une définition par extension de la définition de tailleur: Celui qui taille des vêtements, des pierres, etc… Cela impose le constat…
Un exemple pris au hasard, la maison de confection Pernac, se targue de faire du traditionnel en sur mesure, deux termes donc, qui sont hors la loi. Si l’on excepte le terme traditionnel qui n’est qu’un usage de communication, et qui d’ailleurs n’a que peu de sens, la notion de sur mesure questionne! Elle questionne l’un des grands champs philosophiques qui est celui de la place et de l’évolution des techniques dans nos sociétés. Car l’enjeu véritable de ce débat se joue de l’avis de Stiff Collar sur ce terrain de la technique. La révolution informatique interroge nos sociétés au plus profond. Je l’ai très bien vu en architecture, qui ne sait plus ce qu’elle est face à l’intégration computationnelle. Le très érudit article de Bernard Cache et Patrick Beaucé intitulé Vers un mode de production non standard (in Objectile Fast-Wood, A brouillon Project, éditions Lavoisier, 2005) rappelle à quel point les artefacts humains ont toujours été marqués par la poursuite de la précision. Cette précision des mesures et des modèles homothétiques informatiques permet de nos jours de s’approcher au plus près, malgré tout, de la notion de sur mesure.
Dès lors, si un progressisme éclairé admet cette notion comme possible, le terme de tailleur en tant qu’artisan vole en éclat, de manière tout à fait rationnelle et sans prise à parti. Une révolution se prépare dans cette société post-industrielle (idiote ndlr) qu’on le veuille ou non.
ou l'ennuyeuse réalité?
Que faire alors? Il ne s’agit pas d’éluder la question. De grandes tables rondes entre industriels, marchands de prêt à porter, tailleurs artisanaux pourraient permettent, sans mauvaise foie, de constituer une réponse claire et équilibrée, entre défense d’un patrimoine intellectuel et technique, et intérêt commercial. Mais c’est un travail certainement trop compliqué à mettre en place, demandant trop d’énergie, à des industriels soucieux de rentabilité et d’image, et à des artisans, trop esseulés. Hélas.
Alors les dénominations sont le plus souvent requalifiées, en dehors de tout cadre législatif suivant les formules suivantes:
Prêt-à-porter : d’après des mesures standard donc sans essayage, mais avec retouche possible,
Demi Mesure et petite mesure : d’ après les mesures du client avec essayage d’un modèle de base puis 1 ou 2 essayages,
Grande Mesure : d’après les mesures du client avec trois essayages minimum.
Mais si seul l’artisan qui exécute de la Grande mesure peut s’appeler Tailleur, comment s’appelle la personne qui est dans une boutique, au milieu de liasses de tissus, et en relation avec une terminal informatique? Un habilleur? pourquoi pas, le terme n’est pas si laid…
Une chose est sûre, le débat reste ouvert sur le droit d’usage de mot tailleur. Stiff Collar, qui a toujours pour but de défendre les fameuses traditions, dans un cadre idéalisé, à tendance Chap’ ne peut que s’insurger contre le mensonge et les faux semblants. Mais une chose est sûre également, c’est en refusant d’ouvrir les yeux que l’on meurt… hélas.
Je viens par hasard de regarder le numéro de septembre octobre de Monsieur qui propose une très belle mise en scène de chasse, réunissant de nombreuses marques. Si Monsieur n’est jamais tout à fait réveillé (je pense par exemple à cet article sur la veste Foulard d’Arnys (qui) propose un retour aux sources de la culture tailleur avec cette veste non doublée et non entoilée… Ce qui précisément défini la culture tailleur, c’est son galbé, son épaisseur d’entoilage et de plastronnage que le PAP ne rend pas, mais passons…), il a toujours le bon goût d’appeler des dessinateurs à son chevet pour caricaturer dans le meilleur sens les gentlemen, avec le très grand Floc’h notamment, qui travaille avec Breuer.
Au programme donc de ce shooting, des tweed de chez Hackett, des couleurs de chez Hartwood, des souliers de chez Marc Guyot, des accessoires de chez Arnys, etc… Cette revue est aussi l’occasion de découvrir la nouvelle collection chasse de Vicomte Arthur. Si Stiff Collar n’a jamais trop accroché sur cette marque, nous devons bien reconnaitre que les vestes en tweed gris à carreaux fenêtres rose ne sont pas si inintéressantes que cela, surtout complétées par leurs pantalons de velours chamarrés.
Bref une belle mise en page, qui flaire bon les domaines de chasses et rappelle la meilleure époque du magazine Adam, édité dans les années 50 par Condé Nast France…
La lecture d’un numéro d’Adam daté de Septembre 1958 m’a donné l’idée de retranscrire ce soir les noms et adresses des bonnes maisons parisiennes de l’époque, certaines existant encore, d’autres n’étant plus que d’heureux souvenirs.
Habitants de Paris, nous avons eu droit hier à une journée entière passée sous la pluie, annonçant l’arrivée des beaux jours, ceux que le gentlemen apprécie finalement, l’automne puis l’hiver. Ces saisons sont propices aux sorties des laines, cardées ou peignées, et des fourrures, vraies et soyeuses. Nous supporterons enfin de pouvoir porter nos plus beaux atours, en triple ou quadruple couches!
Mais pour l’instant, nous sommes seulement malade, les variations climatiques nous ayant donné le rhume de cerveau! Tâchons de voir le bon côté des choses: une petite souffrance au début de l’hiver stimule les défenses immunitaires, rien de tel pour éviter la grippe!
Quoiqu’il en soit, les activités domestiques sont importantes au début de la saison froide. Il faut d’abord prendre soin des ces vêtements estivaux, dont le placard attend le retour. Commencer par les lins, que vous prendrez soin de défroisser. Alors que l’on proscrit la vapeur pour les laines, il n’est hélas pas d’autres solutions qu’un jet puissant pour aplanir un dos, des côtés, des manches. Vos cotons peuvent souffrir le même traitement. Les laines doivent êtres en revanche mieux traités sous peine de les voir se lustrer!
Les costumes en laine ne supportent que le nettoyage à sec, mais pas celui de votre pressing minute. D’ailleurs vous pouvez très bien nettoyer votre costume vous-même! Il faut éviter dans les pressings : le nettoyage à sec (les produits chimiques sapent l’entoilage et les laines) et le nettoyage vapeur, surtout si votre costume est thermocollé (la toile thermocollante ne résiste pas à la vapeur et cloque…). Un nettoyage en fin de saison suffit amplement à un costume!
Donc, l’usage d’une pattemouille est recommandé pour les costumes de laine. L’idéal est une toile de coton type percaline, fine et résistante. Immergez là puis appliquez sur le costume, et posez le fer. La vapeur se dégage, la crasse aussi. Commencez votre costume en laine au fer sec, par la doublure intérieure. Insistez à la pattemouille sous les aisselles. Puis, l’extérieur, à plat, avec la pattemouille toujours, idem pour les manches et le dos. Vous pouvez insister avec un peu de vapeur à l’extérieur sous les aisselles. En tout cas, ne posez jamais le fer directement sur la laine, ça lustre! L’effet lustré se repère à un aplat blanchi, lumineux sur la laine. Finissez votre roulant de revers en repassant le tiers supérieur du revers et le col, à la patte sèche, ou à la pattemouille.
Placez alors vos costumes et vestes dans des housses, en plaçant des anti-mites dans les poches ou sur les cintres. D’ailleurs à ce sujet, savez-vous pourquoi les embauchoirs sont habituellement en cèdres rouges? Car le cèdre rouge est une anti-mites naturelle, et placer ses chaussures en bas de placard prévient donc l’arrivée du papillon! À ce sujet, donnez un dernier petit coup de brosses à vos derbys bicolores blanc et beige avant de les ranger individuellement dans des sacs en toile, puis placez de l’english lavender dans de petits sachets pour embaumer vos placard.
En automne, sortez couvert!
Maintenant, sortez votre parapluie d’hiver, qui est noir et enroulé soigneusement dans son étuis, et partez serein chez votre tailleur (septembre est toujours la saison creuse pour eux, ils auront du temps à vous consacrer), vos habits d’été attendent maintenant patiemment le retour des beaux jours (les autres)!
Je lisais tout à l’heure l’entête d’un nouveau blog qui se destine ‘aux hommes soucieux de leur image’, ce qui me donne l’occasion de réagir.
Certes l’idée n’est pas fausse, mais elle n’est pas première et ne fonde, de l’avis de Stiff Collar, aucune règle d’élégance. Se préocuper de son image n’est qu’une basse préoccupation narcissique, qui du reste correspond très bien au monde dans lequel on vit! Mais la véritable élégance se situe ailleurs, dans le respect de traditions artisanales d’abord. Vouloir porter un beau costume et une cravate discrète premettra d’acquérir une mise correcte, mais certainement pas impressionnante!
Cela me rappelle une histoire de champ de course : Brumel était approché par un jeune compatriote qui lui dit : « bonjour, j’ai remarqué votre élégance dans la foule » ce à quoi il répondit « si vous m’avez remarqué, c’est que je n’étais pas élégant »… L’élégance est donc une question de discrétion, du moins celle des gentlemen! A l’inverse, il est vrai que l’esthétique dandy est plus une question d’image que l’on veut renvoyer, à dessein. Mais le vrai dandy n’a qu’un seul but dans la vie, augmenter sa rente… Il est donc hors du système de valeurs du gentleman travailleur. C’est une espèce rare.
Alors, il faut faire attention aux idées que l’on proclame en matière de mode masculine. Etre élégant, c’est respecter son maître tailleur pour pouvoir respecter son futur interlocuteur. Rockfeller grand père disait en 1929, que s’il lui restait 1000$, il l’investirait dans un bon costume. Non pas par souci de son image, mais par souci de respect et donc de mise en confiance face à autrui. Car c’est dans la mise en place d’un ensemble complet, cohérent et hiérarchisé de valeurs que l’on peut faire naître stabilité, respectabilité et solvabilité ^^ L’image n’est pas une question de théatre à laquelle on fait attention, l’image est l’expression finale d’un système, dans lequel on a conscience de sa place, de son potentiel et de ses libertés.
je suis ravi de constater que le nombre de lecteurs de cet humble blog ne cesse d’augmenter, bientôt une vingtaine de connexion quotidienne! Et je vous en remercie!
J’espère que vous êtes satisfait de la teneur des articles et que vous y trouvez quelques informations intéressantes. Mais si parfois je me montre trop vigoureux à l’encontre de telle ou telle marque ou idée, n’hésitez pas à m’en faire part! Je tiens à rester équilibré (n’est-ce pas le but de tous les citoyens des villes tumultueuses : ) Et je m’excuse pour les fautes d’orthographes, si d’aventure il y en avait encore…
Je vous salue!
Pour ce qui est du choix des sujets, je me fie un peu à mon intuition, des fois aux magazines ou encore aux recherches qui sont effectuées par les lecteurs (merci la page stats de l’admin). N’hésitez pas à me soumettre vos idées, vos questions, cela m’aidera, même si je ne manque pas d’idées pour l’instant!