Et voici poindre une nouvelle mise en forme du blog. Les rubriques sont mieux définies et l’ambiance plus claire! J’espère que cela vous plaira autant!
JS
Et voici poindre une nouvelle mise en forme du blog. Les rubriques sont mieux définies et l’ambiance plus claire! J’espère que cela vous plaira autant!
JS
Vidéo intéressante sur le travail d’atelier. Belle vidéo, même si la musique est à couper. Les italiens ont de la ressource (et un coût du travail certainement plus faible, entre autre).
La semaine dernière, nous avons étudié le gilet sous toutes ses coutures pour comprendre la justesse de son port. Port d’autant plus juste qu’il était (nous évoquons là l’avant guerre et son immédiat après) inconvenant de montrer trop sa chemise, qui fut considérée assez tardivement comme un sous-vêtement. Avec un costume et en ville, le trois pièce ‘tout de même’ était donc la norme. Tandis qu’en atmosphère campagnarde, deux options s’offraient aux gentlemen : opter pour un gilet de drap, comme les gilets de golf ou de chasse, colorés et le plus souvent à carreaux ou choisir un gilet de maille.
Les mailles représentent une formidable opportunité pour compléter des tenues. Mais inutile de demander à un tailleur de vous en faire un. Il a beau être en laine, le tricotage n’est pas du ressort de ces artisans. Son format est strictement le même que celui d’un gilet classique, à savoir court – toujours dans le même rapport au pantalon à taille haute.
Vous pouvez trouver plusieurs options pour ces vêtements de dessus: le gilet à boutonnage, autrement appelé cardigan, du fait de son invention par le comte Cardigan et qui arbore traditionnellement deux petites poches basses (comme le gilet). Sinon, le modèle fermé qui est le pull-over peut présenter ou non des manches. L’encolure est traditionnellement en V, puisqu’il est héritier des gilets et les bords sont sous-tâchés, de la même couleur ou non. Je crois que Marc Guyot en propose d’assez beaux d’ailleurs.
L’avantage de cette catégorie de vêtements intermédiaires est d’être adaptable, à de nombreuses situations et/ou couleurs complémentaires. Ils peuvent apporter une touche de couleur – certains sont d’ailleurs très chamarrés – ou bien réchauffer simplement.
Julien Scavini
Le gilet revient un peu au goût du jour, c’est un fait. Même si l’été aura certainement provisoirement raison de ce revival. Le gilet est partout présent sur les publicités des grandes maisons italiennes ou américaines. Et je suis ravi de le constater. C’est en effet une pièce indispensable pour être vraiment à l’aise, au chaud l’hiver et qui vous confère, une fois la veste tombée, une allure qui reste honorable. Mais attention également, cette petite pièce est aussi utilisée par les grandes marques de prêt à porter bas de gamme ou même les vendeurs de chez Ladurée, avec un lustre bien plus fade. Car il s’agit d’une pièce compliquée, plus qu’il n’y parait et dont la (bonne) relation avec le pantalon est primordiale.
Le gilet est une pièce relativement économique en tissu que l’on peut couper dans des chutes (bien pensées). Sa forme est très variable, croisée ou droite, avec ou sans revers. Il peut techniquement être porté sous toutes les vestes, croisés ou droites, jaquette ou queue de pie (plus que conseillé dans ces deux cas). Il peut arborer deux poches poitrines (appelées aussi poches tiroirs) ou quatre, ou encore des poches passepoilées, avec ou sans rabat. Si vous vous faites confectionner un costume, n’hésitez pas à commander celui-ci. Même si vous ne l’utilisez que rarement, vous serez à l’occasion ravi d’avoir cette petite pièce.
L’une des erreurs la plus importante que l’on constate actuellement est le port du gilet avec un pantalon taille basse, de même que beaucoup de pantalons à taille ‘contemporaine’, càd reposant sur les hanches. Un gilet est une pièce très courte et qui possède une légère pointe devant, restant de ces ancêtres. Cette pointe doit couvrir le pantalon. Sur le côté, la croisure doit être minime, mais existante. Il ne faut pas apercevoir la chemise. Le seul pantalon adapté au port correct du gilet est le modèle à taille haute! Porté avec des bretelles évidemment car il ne faut pas qu’il descende. Les pantalons de costumes classiques sont en général un peu juste, mais les bretelles peuvent parfois permettre d’atteindre la bonne altitude sans pour autant comprimer … vous savez-quoi.
Du coup, les stylistes très intéressés de nouveautés ont allongé les gilets. Pourquoi pas, mais en prêt-à-porter c’est une gageure. Il me semble en effet que les hanches sont systématiquement sous-dimensionnées, à voir comment les vestes ouvrent à l’arrière. Les hommes ont aussi des fesses, oui! Et le gilet long bute alors sur le haut des hanches. Il tire ou alors remonte en accordéon. Enfin, un gilet ne se satisfait pas de la ceinture en cuir, ils ne font pas bon ménage.
Le beau gilet doit galber le buste, mettre en valeur votre taille affinée et dégager une grande longueur de jambe, réelle ou imaginaire. Cela donne de l’allure.
Julien Scavini
Trouver ou se faire confectionner une veste sur mesure dans un esprit classique impose une coupe irréprochable, aux dimensions harmonieuses. Si les avis divergent entre tailleurs (et autres professions) sur l’honnêteté intellectuelle d’un tel concept, il existe néanmoins quelques invariants, notamment sur l’entraînement du revers. Évidemment, de telles mesures ne peuvent être prises comme absolues, et dépendent souvent de l’attitude et de la conformation du client.
Vouloir une veste à deux ou trois boutons n’implique pas les mêmes soucis esthétiques, mais induit un travail de conception parfaitement ajusté. Le revers ne s’implante pas au petit bonheur la chance, mais dépend du positionnement de la taille. Traditionnellement, les tailleurs prennent comme repère le nombril de la personne pour positionner celle-ci. Le bouton principal (celui du milieu sur un trois boutons) s’implante entre zéro et deux centimètres au dessus, cette dernière valeur étant classique.
Cette démarche précise, confère à la veste une modularité exemplaire, permettant d’y implanter un, deux, trois ou quatre boutons, séparés par neuf à onze centimètres. Dans le cas d’un deux boutons, le revers ne paraîtra ni exagéré ni trop court. Et sur le veston à trois boutons, cela donnera un revers d’honnêtes dimensions, à peu près égal à la hauteur de la basque.
Chaque styliste influx sur cette disposition particulière, monsieur Ralph Lauren affectionnant par exemple les implantations basses, dégageant d’exagérés revers. Mais à l’inverse, les implantations trop hautes peuvent rendre ridicule une mise.
La question se complique avec le positionnement des poches côtés. Celles-ci doivent prendre place à mi-hauteur du bouton du bas, voire au niveau du passepoil pour les coupes les plus modernes. Sauf si la poche est positionnée en biais, auquel cas il convient de désynchroniser le principe. Il reviendra alors au tailleur d’opter pour un système de relations de mesures, qui paraîtra harmonieux sur le client.
Cette méthode de coupe permet de prendre en compte le gabarit de la personne. Les petits s’orienteront naturellement vers des modèles à peu de boutons et les grands n’auront pas l’air ridicules dans des modèles à quatre boutons, dont les revers seront bien calculés. Les avantages sont multiples, pour rationaliser le tracé et rendre homogène une ligne. Les stylistes l’ont bien compris, même s’ils ont opté pour la mode actuelle qui préconise une implantation plutôt haute…
Julien Scavini
Petit message pour vous tenir informé de mon offre, qui ne saurait tarder maintenant. Les étiquettes sont en cours de tissage, les liasses de tissus sont déjà en ma possession, et les vestes, modèles et prototypes en cours d’élaboration. J’espère être opérationnel début Mai.
Les tissus disponibles sont : tous les tissus Holland & Sherry, dont un produit d’appel, un super 100’s laine et cachemire. Je me fournis chez eux également pour les flanelles et les 100% cachemires. Ensuite Gorina propose de superbes serges couvertes (tissu duveteux, à l’image des flanelles), des tissus sports dont quelques Saxony ou Shetland Tweed, ainsi que des twills, des étoffes fresco pour l’été ou des super 150’s. Puis notons Thomas Fisher, qui offre la gamme la plus étendue de tissus de ville, du super 110’s au super 160’s, en passant par le laine-mohair. Enfin Dugdale Brothers qui présente de lourds tissus à manteaux ou une superbe liasse de tissus de ville en super 120’s 280gr.
Je me tiens maintenant à votre disposition si vous souhaitez découvrir l’offre. Le veston démonstrateur arrivera fin avril, mais nous pouvons nous rencontrer avant pour étudier vos envies et examiner les tissus et mon projet. Je me tiens à votre écoute. N’hésitez pas à prendre rendez-vous, peut-être pour le mois de Mai si vous aimez prévoir les événements, au 06 14 90 17 45 ou par mail : tailleur@scavini.fr. Si vous me laissez vos coordonnés, je pourrais vous faire parvenir un courrier de lancement par voie postale. Merci pour votre soutien.
Julien Scavini
L’Association de Formation Tailleurs organisera ses portes ouvertes les 18 – 19 – 20 Avril 2011, de 10h à 18h. Vous pourrez y découvrir le travail des stagiaires qui apprennent l’art tailleur pour ensuite intégrer les grands ateliers, Cifonelli, Lanvin ou Smalto etc…
Pour l’occasion, l’association ouvre également ses locaux à un artiste peintre, Mad Jarova. Le vernissage aura lieu le lundi 18 à 18h.
Julien Scavini
Si vous ne connaissez pas The Big Band Theory, sachez qu’il s’agit d’une série télévisée américaine diffusée sur CBS et qui fait actuellement beaucoup parler aux Etats-Unis et ailleurs, tant elle est drôle. Mais non, je ne vais pas disserter sur le ‘look’ des personnages, mais plutôt sur celui d’un des acteurs.
Je faisais une petite recherche sur internet à propos de ce programme quand je suis tombé sur cette photo du groupe de comédiens : ICI. Et rien ne m’a sauté aux yeux. L’un arbore une chemise noire, comble du mauvais goût, le second un costume trois pièce un peu trop fashion et étriqué qui pourrait sortir de chez The Kooples et le dernier sur l’image un affreux manteau qui lui donne l’air mal fagoté. Et puis il y a l’indien, Kunal Nayyar pour être exact.
J’ai été légèrement interloqué par sa tenue, depuis j’y pense constamment. Ce monsieur a réalisé un exploit (de mon avis) : associer la veste dépareillée, appelée aussi veste sport, à une soirée… D’après mes savantes règles elles-mêmes tirées des meilleures théories, seul le costume peut être de mise le soir. Avec des souliers noirs!
La veste sport doit être accompagnée de souliers marrons, ce qui la cantonne à la journée. Je n’aurais pas idée de débarquer à une soirée en souliers marrons et veste dépareillée. Le costume me paraitrait la meilleure option, sans aller forcément vers le smoking. Or ici, la veste est seule, en petit pied-de-poule noir (celui dont je n’aurais jamais su quoi faire auparavant) et accompagnée d’un pantalon noir. Je partage avec le Chouan son avis sur le pantalon noir. Mais ici, c’est la seule option qui paraisse viable. Avec les richelieus noirs et la cravate noire, cela crée un ensemble cohérent, qui ne fait pas garçon de café et qui convient absolument (de mon pur avis très subjectif) à une soirée, si le smoking n’est pas exigé. Sachant qu’évidemment aujourd’hui, rien n’est jamais exigé et que les gens croient bon de venir en jeans, à un vernissage par exemple.
Cette personne a, peut-être est-elle conseillée, ouvert une petite brèche pas idiotes dans les sacro-saintes règles. Une brèche de goût. On peut être de mauvaise foi pour défendre sa position, mais quelques fois il faut reconnaitre l’intérêt là où il est. Car marier la veste sport avec un événement mondain est un tour de force, presque une théorie du big bang!
Julien Scavini
Une petite vidéo ce dimanche sur la fabrication du whiskey Bruichladdich en provenance d’Islay, petite île proche des Hébrides en Écosse. Les spiriteux et leurs mystères ne sont pas un sujet de Stiff Collar, mais quand ils ont fabriqués si joliment, ça le devient! Entre les tisseurs de tweeds et les malteurs d’orge, l’Écosse regorge de trésors du patrimoine vivant.
Lien vidéo ici : http://www.video.mensup.fr/video/iLyROoaf8oA9.html