Oui, vous avez bien lu. Un sujet très simple ce soir. Pourtant je vois tous les jours des clients ne pas savoir plier un pantalon habillé. Car si les chinos et les jeans peuvent se plier de manière assez simple, un beau pantalon ne se met pas en boule ou n’importe comment, sous peine de l’abimer.
Le plus important est de ne pas boutonner le pantalon lorsqu’on veut le replier. Sous peine de tordre l’extrémité de la ceinture. Et de la faire se déchirer à force, je l’ai vu une fois sur le pantalon d’un client. La patte au bout de la ceinture, à force d’être cornée, s’était tout simplement découpée. Car à l’intérieur de la ceinture, il y a une toile qui la rigidifie et qu’il ne faut pas pincer ainsi.
Voyez ces deux dessins. Sur l’un la patte encore boutonnée est obligée de s’écraser pour que le pantalon se plie, au bout de la flèche. Sur l’autre dessin, le mouvement est naturel.

Un pantalon se replie le long des marques laissées par le fer à repasser. Le pli avant file jusqu’à la ceinture, où généralement un passant de ceinture se trouve. Le pli arrière s’estompe lui un peu avant la ceinture. Ces deux plis, avant et arrière, forment l’empreinte du pantalon à plat.
Si le pantalon est correctement replié tous les soirs, poches vides, il n’aura aucun mal à défroisser et à garder de la netteté.
Le plus simple, et ce que je fais, consiste à poser le pantalon à cheval sur la barre du cintre de la veste. Si c’est un pantalon seul, il existe des cintres spécifiques, avec une barre un peu rembourrée, pas un cintre en métal du pressing. Les bons pressings d’ailleurs disposent un élément en carton pour donner de l’épaisseur à la barre du cintre métallique. Ainsi, à cheval, le pantalon est très bien installé de mon point de vue.

Sinon, une autre possibilité consiste à suspendre dans un cintre-pince le pantalon, par les pieds. Le poids relatif des poches et de la ceinture peut aider à défroisser. Inconvénient de ce cintre : la place. Car le pantalon suspendu est très long.
Pour ma part, je réserve le cintre-pince uniquement aux séchages des chinos et velours qui sortent de la machine à laver. Encore humide, je dispose bien comme il faut, le long de la marque de pliage qui reste encore, le pantalon. En séchant, il gardera la forme et limitera le repassage !
Enfin il existe des valets de chambre, parfois électrique et chauffant, qui à l’aide d’une planche comprimante, permettent de garder le pantalon bien repassé. Je n’ai jamais eu tellement l’utilité du mien. C’est pas mal, mais il ne me semble pas que mes pantalons froissent à ce point.
Et si besoin, un peu de vapeur du fer permet de faire partir les plis. L’astuce : fer très chaud, pleine vapeur (ouvrez le bouchon du réservoir, pour encore plus de vapeur), passez à la surface du pantalon sans appuyer, poser le fer plus loin, avec vos deux mains tendez la laine et soufflez dessus. La vapeur vive fait gonfler la laine, la refroidir rapidement et la tendant la stabilise et la rend nette.
Belle semaine, Julien Scavini











