Les chiffres de James Darwen

Peu inspiré ces derniers temps, j’ai relu Le Chic Anglais de James Darwen et en ai profité pour souligner méthodiquement tous les chiffres qu’ils présentent. Certains sont plus humoristiques que d’autres…

  • 43 cm, la longueur du pieds du gentleman
  • 1m65 à 1m80, la hauteur d’un gentleman
  • 9h du matin, au minimum, l’heure du levé d’un gentleman
  • n°89, la ligne de produits d’hygiène de la marque Floris qu’il faut avoir.
  • 2 fois par jour, un gentleman se brosse les dents
  • 99%, le pourcentage de chance pour qu’un gentleman utilise le dentifrice Eurcyl.
  • 2 5/8 à 2 7/8 d’inch (entre 6,7 et 7,3cm), la longueur des pointes de col d’une chemise
  • 1/2 à 3/4 d’inch (entre 1,27 et 1,9cm) la longueur de chemise qui dépasse de la manche de la veste
  • 55% mérino et 45% coton, la composition des chemises Viyella, idéales pour la campagne
  • 1/10, voilà ce que doit coûter une bonne chemise par rapport à un costume
  • 5,5 à 7cm, la largeur d’un nœud papillon
  • 8cm, la largeur maximum d’une cravate
  • 20cm, la largeur d’un bas de pantalon
  • 4cm, la hauteur des revers
  • 1837, entrée en service d’un veston bleu à boutons dorés sur le navire HMS Blazer
  • 20oz, 470gr, le poids de la laine d’un costume hiver
  • 16oz, 450gr, le poids de la laine d’un costume hiver actuel
  • 8oz, 226gr, le poids de la laine d’un costume tropical

  • 1-les chaussures doivent être confortables
  • 2-les chaussures sont noires ou brunes (et blanches sous les tropiques)
  • 3-les chaussures sont en cuir de vache
  • 4-les chaussures sont toujours brillantes
  • 5-les chaussures ne doivent pas avoir l’air neuves
  • 6-les chaussures doivent être en excellent état
  • 1914, développement du trench coat, par Burberry ou Aquascutum, on ne sait plus
  • 1850, invention du chapeau melon
  • 17 pences, montant de l’amende pour non-port d’une casquette en laine anglaise le dimanche, en 1571
  • 81% de la chaleur sort de la tête
  • 1 7/8 à 2 3/4 d’inch (4,7 à 7cm), la largeur du bord d’un chapeau
  • 120 000 francs, le coût d’une garde robe correcte
  • 48 heures, le temps de séchages des souliers qui ont pris la pluie.

A débattre :=)

Julien Scavini

Et dans l’aéronautique alors?

Et bien, c’est le même laisser-aller que l’on constate partout ailleurs… Au cours d’un vol récent avec Air France, j’ai pu me pencher un peu plus en détail sur le vestiaire des personnels naviguant, techniques (les pilotes) et commerciaux (les stewards), autrement dit dans la nouvelle nomenclature, pnt et pnc.

Petit article aussi pour me venger d’un commandant de bord qui me refusa, une fois n’est pas coutume, le vol en jumpseat – en cockpit, un plaisir pourtant indispensable à une vie équilibrée !

Les pilotes d’abord. On imagine inévitablement un pilote avec un uniforme, croisé le plus souvent, bleu toujours. L’uniforme de pilote exerce sur une bonne part de la population dont les enfants une fascination intacte. Il faut regarder à ce titre l’excellent film Attrape moi Si tu peux avec L. DiCaprio et T. Hanks. Pourtant, force est de constater que les pilotes ne portent plus l’uniforme. Il est le plus souvent au vestiaire, c’est à dire dans un A320, à gauche du cockpit derrière le pilote. Quelques fois, ils le portent, mais la coupe du croisé, au moins chez Air France étant atroce, le résultat n’est pas brillant (à la différence des trois ou quatre galons du grade). Voyez plutôt cette illustration, où je représente à droite l’idéal ancien, et à gauche, la nouvelle mouture. Le tailleur ne passe plus par là, et le gilet fluo remplace la veste, au moins sur le tarmac. En cabine, la veste reste encore sur le carreau, et seule la chemis-ette avec épaulettes fait office de tenue de travail.

Idem pour les Stewards. Là le différentiel est plus cru encore. Nous sommes passés d’une tenue de serveur ou de groom à celle plus ‘simple’ d’homme comme les autres, pantalon et chemise avec épaulettes et petit placard. Par placard j’entends une insigne Air France par exemple et souvent une barrette rouge d’officier de sécurité. La cravate, d’une jolie matière frappée à l’effigie de l’hypocampes ailés est maintenue par une tie bar en acier d’un assez sobre dessin.

Mais je ne jette pas la pierre aux personnels de cabines, ceux qui nous servent et qui, je le reconnais volontiers, font un effort louable. S’ils sont de temps à autres en bras de chemise, ils supportent souvent le costume, qui est du reste plutôt bien coupé chez Air France. Beau rendu et belle matière. Et puis, leur métier n’est pas le plus aisé.

En revanche, les pilotes ne font pas tellement d’efforts. Pourtant, ceux-ci constituent une élite, ou supposée comme telle. Un pilote est une personne qui fait des études et possède un certain niveau de vie – même si celui-ci a tendance à baisser. Les pilotes, c’est à dire le commandant de bord et son premier officier sont les seuls maîtres à bord d’un avion. On l’oublie trop facilement, un avion, comme un navire, ça n’est pas une démocratie, ni une société commerciale, c’est une aventure humaine au sens premier du terme où le commandant de bord est seul maître à bord après Dieu. Cela n’est pas anodin du tout.

Qui plus est, comme nous l’évoquons régulièrement dans ces colonnes, les beaux vêtements s’opposent souvent à un exercice professionnel serein. Tout de même, pour connaître un peu cet environnement, piloter un Boeing 777 n’a plus rien avoir avec la conduite d’un super constellation. La radionavigation assistée des gps et autres centrales inertielles a permis d’assouplir les conditions de travail ; dès lors c’est un mauvais procès que de faire celui de l’uniforme. La climatisation aide aussi. J’en veux pour preuve cette photographie d’une page d’un vieux numéro du magazine Adam, l’Homme Moderne, numéro des années 50, dans lequel un pilote sert de mannequin pour les pages ‘tailleurs’. Ou quand la société civile mettait en avant ses élites…

Mais il faut voir aussi ce que l’on fournit à ces pauvres pilotes. Quelle misère. Mais qui sont les acheteurs des grandes compagnies aériennes ? Et qui sont les façonniers ? Je sais qu’il existe en France l’un des numéros un mondiaux du secteur Ox’Bridge. Mais Ox’Bridge qui fabriquait en France (à Toulouse) jusque dans les années 80 fut poussé par ses acheteurs à délocaliser, pour trouver le moindre coût… Histoire habituelle hélas. Ceci dit, une belle coupe n’a que peu avoir avec une fabrication. Alors ?

PS : pour les amoureux de l’Angleterre et de ses traditions, je signale l’émission culinaire de Sarah Wiener sur Arte, toute cette semaine à 19h, in Great Britain. Nous saurons tout je l’espère sur la steak and kidney pie! A revoir sur Arte+7 certainement.

Julien Scavini

Parlote sur un Figaro Madame

Je suis récemment tombé sur une double page ‘Mode Homme’ dans le Figaro Madame, dont je vous joins le scan, ici. Parlons-en, d’autant que l’article est bien tourné et correctement référencé. Bref, presque juste et bien écrit.

Le chino de couleur. Il est vrai que le modèle classique, on ne le répétera jamais assez est beige ou mastic, disons couleur sable, à l’instar de son père le cavalry twill de laine. Ceci dit, le chino moderne est plus volontairement bleu marine – ah le bleu marine dans la conception sportswear, toute une histoire ! Sans aller jusqu’aux chinos brodés de petits motifs preppy, les modèles de couleur sont des compléments intéressants. Avec une petite chemise en chambray ou à fines rayures, cela peut être la juste touche d’intérêt d’une tenue. Mais les couleurs sont difficiles à manier, d’autant que certaines paraissent toujours très passées, comme les roses saumons. Je suis assez d’accord avec la journaliste en ce qui concerne la toile de coton du chino qui doit être épaisse et raide. Les fines matières s’usent vite et froissent beaucoup. Dans les bonnes maisons, exigez donc autant de ‘matière’ que le prix est élevé. Laissons à Zara et H&M le soin de radiner sur le poids de la matière.

Souliers sans chaussettes. Bonne conclusion de la part de la journaliste là encore. Couvrons le haut de notre soulier et arborons de jolies chaussettes ou mi-bas suivant le moment. Car avoir les pieds nus use tout : les pieds et les chaussures qui durent franchement moins. Les espadrilles – oui – peuvent (doivent) se porter sans chaussettes. Je dirais que deux souliers se prêtent moyennement aux pieds nus : les derbys type bucks et les mocassins à gland type tassel-loafer.

Le costume bleu. Voici que voilà le point le plus intéressant de l’article. En effet, il est rare de constater une telle unanimité dans le vestiaire des hommes. Aussi bien les ‘branchouilles’ que les ‘modeux’ que les ‘banquiers’ mettent en avant leurs costumes bleus ces temps-ci. Je vous l’accorde, dans des coupes qui n’ont rien de semblables. J’émettrai une remarque à l’intention des messieurs classiques qui arborent du bleu au travail : faites attention à la coordination de la chemise et de la cravate. Vouloir être minimaliste n’est pas une mauvaise chose, mais ne mettre en place qu’un simple camaïeu de bleu peut vous faire passer pour un steward d’Air France. Surtout si vous y ajoutez une manteau léger bleu marine… Remarquez, c’est déjà un bel effort.

Se pose aussi la question des souliers. Ma seule réponse et je m’y tiendrai est noir ! Avec un costume, qu’il soit bleu ou autre, souliers noirs. Du reste, dans certaines compagnies, c’est obligatoire, le marron étant encore proscrit. Un article entier pourrait être consacré à cette couleur, tant elle est celle de l’époque ! Couleur par excellence du registre urbain, à côté du gris, elle est pourtant la plus utilisée maintenant dans le registre sportswear. Elle s’associe en effet pas mal avec les marrons, au point d’ailleurs que certains hommes n’imaginent même pas que l’on puisse mettre autre chose que du marron aux pieds avec un costume bleu. Marron et bleu, voilà l’attelage le plus courant pour qui veut s’habiller décontracté – uniquement. Si je ne suis pas particulièrement pour – trouvant encore et désespérément le bleu pas assez campagne – je reconnais que cela confère une grande élégance à ceux qui en prennent le parti. Simple et efficace.

Le blazer. Preppy ou papy ? Ni l’un ni l’autre mon général. Classique et bien coupé, il va avec tout. Choisissez une laine légèrement feutrée, il n’en sera que plus mat et élégant, en accompagnement d’un pantalon de flanelle anthracite ou d’un velours rouge. Les versions preppy sont désespérément trop courtes et leurs fines rayures n’apportent rien, si ce n’est de la complication. Enfin, évitez vraiment les blazer The Kooples noirs avec écusson.

La cravate tricot. En effet, celle-ci est au sommet de l’élégance ces temps-ci. Petit rappel : la cravate tricot se finie à angle droit et est faite de mailles de soie. Il ne s’agit pas d’un tissage mais d’un tricotage. En revanche, la grenadine de soie est un tissage à effet mailles. La texture est plus fine que le tricot, la forme de la cravate plus classique. Un choix d’élégance qui préfigure peut-être le retour en grâce de la soie imprimée de petits motifs ? Après avoir fait le tour des cravates clubs en soies lourdes et souvent trop raides, pourquoi pas …

Julien Scavini

Profession de foi

En cette période électorale propice à toutes les prises de parole, je voudrais moi aussi ajouter ma petite pierre à l’édifice, mais attention, je ne suis candidat à rien ! Si ce n’est un peu plus d’élégance partagée…

Cela fait longtemps que je veux écrire une courte chronique sur les voies de l’élégance ; j’entends les méthodes et styles employés par certains hommes pour se vêtir. Si l’on a toujours énoncé que l’élégance était d’abord une question de discrétion, force est de reconnaitre que la prime à la discrétion va de nos jours aux moins élégants. Promenez-vous en survêtement et t-shirt et vous serez discret, incontestablement. A l’inverse de nos amis italiens qui ont repris le flambeau de la mode masculine, que les anglais, par déliquescence sociale ou autre ont perdue. Les transalpins n’ont pas hésité à s’emparer d’un vestiaire britannique classique pour en exagérer le fond et la forme. Du flegme, nous serions passés aux rodomontades. Pourquoi pas, car au final, il s’agit de faire des affaires, et si le style italien plait plus, alors … Ce qui me gêne, c’est en quelque sorte cet excès.

Je lisais récemment sur un excellent blog une belle approche du terme chic. Force est de constater que ce mot est employé pour beaucoup de choses, sans beaucoup de sens. Une sorte de Beau qui ne voudrait pas l’être ? Il me fait indéniablement penser à cet autre élément lexical terriblement années 80 : sophistiqué ! Ce qui était beau alors était ce qui était sophistiqué. Cela signifiait à la fois une recherche sur la forme poussée, au service d’un fond très étudié. Au final, cela servait surtout à vendre, des costumes aux proportions excessives et des cravates excessivement aquarellées. Puis vint l’ère Slimane qui versa dans un autre excès, celui du ridulement petit et monochrome.

D’un excès à l’autre, je crains précisément que nous soyons actuellement dans une autre forme d’anglomanie italienne. Les traditions anglaises se sont déréglées, soit. Faut-il à ce point dépasser la mesure pour autant? Et de voir des messieurs se ruer sur des costumes aux revers de 12 centimètres qui se plaignent quand les crans – des revers – ne sont pas si haut qu’ils pourraient tomber dans le dos.

Alors en vérité je vous le dis, attention à toutes les formes d’excès. Gardez le sens commun et celui de la mesure. Telle est ma consigne. Et si d’aventure vous étiez tentés d’aller à l’extrême, comme je le dis souvent à mes clients, choisissez l’extrême moins un ! Par exemple, est-il de bon ton de faire un revers de six centimètres ? Alors faites en un de six moins un et serrez les dents, ça passera. Je ne cherche pas à adoucir tous les discours, mais à éviter l’enfermement de certains élégants dans des élégances carcans. Si la mode change, vous aurez alors à jeter tous les revers. Non pas qu’il ne faille pas avoir de style, mais ce style pourrait être fait d’une plus grande diversité, deux ET trois boutons, bas revers ET ourlets simples, épaules classiques ET napolitaines. Rester l’arbitre des élégances, c’est regarder du centre en plusieurs directions, sans forcément trancher.

Et repensez à ce mot chic. Remplacez le par l’adjectif raffiné. Avec ce terme, plus de référence au bon goût (italien par le moment ?) subjectif mais une assurance, celui de la recherche du fin, du subtil et du délicat. Voici finalement, ma profession de foi, une position à la française ?

Julien Scavini

Bonnes Fêtes de Pâques

Bonsoir mes amis, comme chaque année, un dessin unique, sur le thème d’une photographie d’enfant avec leurs œufs de Pâques. L’année dernière, à bord du Normandie, cette année, sur le terrain de Saïgon en 1939, en attendant l’embarquement pour Paris à bord du Dewoitine 338 ‘Ville d’Orléans’. Avec 15 passagers, le vol de 6 jours fera escale à Bankok, Akyab, Calcutta, Allahabad, Jodhpur, Karachi, Djask, Bouchik, Bagdad, Damas, Beyrouth, Castelrosso, Athènes, Naples, Marseilles puis l’arrivée au Bourget…

Triste PS : j’apprends de source plutôt informée qu’Arnys aurait été vendue. LVMH via Berluti acquéreur. 15million d’euros sont évoqués… Les sources sont concordantes, le bruit assez important. Vérité ou esbroufe ? Triste fin pour la maison qui me passionne le plus à Paris … Renseignement pris à un haut niveau chez LVMH, aucun commentaire, mais seulement que ‘A ma connaissance la famille qui détenait Arnys voulait vendre le fond de commerce mais pas la marque qui ne vendait d’ailleurs plus grand chose : Mitterrand est mort depuis longtemps. Très bel emplacement pour une belle boutique à venir… Nous ou un autre, je préfère que ce soit nous !‘

Julien Scavini

Lettre d’un autre monde

Assez peu inspiré ces temps-ci en terme de sujet, je vais faire court aujourd’hui. J’ai pris à midi le temps d’aller admirer, car c’est le terme qui convient, la nouvelle boutique Tom Ford près des Champs Elysées à Paris. Cela faisait déjà un bon moment que j’attendais de pouvoir admirer ses pièces, qui n’étaient pas encore accessibles dans la capitale, en dehors de quelques pièces idiotes chez Colette. Je partais donc avec entrain, d’autant que j’ai toujours beaucoup aimé les créations du dit-monsieur. Je vous en avais d’ailleurs parlé au tout début de ce blog.

Tom Ford pour homme, c’est un mélange pas inintéressant de belle façon classique et d’empreinte ‘mode’. Regardez les photos bien disposées sur son site internet pour vous en convaincre. Cols châles aux proportions généreuses, crans aigus bien profonds et quelques fois tweed assez heureux. Tout cela, encore plus excitant car le créateur respecte assez scrupuleusement la hiérarchie classique ‘costume/ville’ ‘tweed/sport’ et ‘sortie/formel’. Ainsi, les costumes de villes sont typiques des années 30, avec de beaux revers en pointes. Les vestes sport ont un beau cran ouvert et le plus souvent des poches plaquées. Les emmanchures sont hautes, les étoffes fines, la boutonnière du revers à la main. Ceci dit, pour 5 à 7000 euros le deux pièces, c’est la moindre des choses.

Mais Tom Ford pour les hommes, c’est au delà du classique une bonne grosse touche de culture fashion. L’on est pas ici dans le classicisme des italiens comme Canali ou de l’allure bon chic bon genre de Ralph Lauren. Non, il s’agit plutôt d’une tentative – c’est pour cela que je trouve la méthode adroite – de mise à jour d’avant-garde des classiques masculins. Pas de vestes aux proportions farfelues. Pas de montages délirants. En cela, Tom Ford crée des vêtements portables à la différence de nombres de stylistes. Libre à nous ensuite de ne pas mettre des sleepers en velours ou des chaussettes blanches ou encore des cravates à pois énormes. Pardonnez l’illustration, volontairement canonique du point de vue de sa collection. Je note enfin que les costumes Tom Ford sont loin d’être absolument cintrés et super près du corps. Bien au contraire, ils sont plutôt du genre mous car très légers. Ils sont confortables dans le sens d’une ampleur maîtrisée. Cela se voit, cela se sent.

Enfin, parlons de cette boutique rue Français 1er, dans le triangle d’or. Hélas, assez petite – 350m2, une broutille pour un grand flagship – ne propose pas beaucoup, et donc un choix a été opéré. Et ce choix n’est pas dans le sens des belles intentions que je vous décrivais. Il est plutôt orienté clientèle internationale bling-bling (évidemment finalement) et les pièces sont noirs, noirs, noirs ou grises. L’ensemble manque de fantaisie mais s’adaptera parfaitement aux grosses lunettes de soleil blanche, à la rolex et au range rover sous le soleil de Deauville ou de Dubai. (A l’exception d’une incroyable robe de chambre en soie gansée). Bref, cette boutique n’est pas faite pour nous, lecteurs et même simple français. Car qui gagne autant en France pour se payer un tel luxe. Bref, une boutique pour chinois et russes 🙂

Julien Scavini

Succession Cambo Tailleur -MàJ-

Court billet également ce soir, pour vous parler de la succession d’un tailleur ‘Cambo Tailleur’, juste à côté de chez moi, avenue Emile Zola dans le XVème arrondissement de la capitale. M. Elkienbaum, installé là depuis 1946 et son retour des camps est hélas récemment décédé. Sa veuve est intéressée à l’idée de vendre à bon prix le stock de tissu (30€ le coupon ?) et pour ainsi dire de donner les quelques cravates restantes (quelques shantung, des cachemires etc). Si certains sont intéressés, vous pouvez laisser un message de réponse. Si plusieurs personnes souhaitent venir, elle ouvrira la boutique, par exemple le samedi matin dans deux semaines ? A bon entendeur.

MàJ : sauf information contraire, l’échoppe devrait être ouverte samedi 24 mars, de 11h à 13h. Cambo Tailleur, 12 Avenue EMILE ZOLA 75015 PARIS.

Julien Scavini

Une jolie trouvaille

Je ne suis habituellement pas un fan de velours côtelé pour les pantalons. Je n’ai jamais tellement aimé, même dans des couleurs franches d’aujourd’hui. Pourtant, lors d’une visite chez un fournisseur célèbre de Montmartre, je suis tombé sur une coupe intéressante, de chez Hermès dont j’ai fait l’acquisition. Il s’agit d’un velours côtelé gris souris dont la trame de fond est rouge, un peu brique. Le rendu est subtil et assez enthousiasmant je dois dire. Qu’en pensez-vous ?

Julien Scavini